Le FFKM a publié le calendrier de la concertation nationale. Un planning sommaire qui prévoit que les discussions commenceront en août prochain et se poursuivront jusqu’en mars 2027.
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| Le FFKM compte démarrer concrètement la concertation à partir du mois d’août. |
Un indicatif. Telle est l’allure du calendrier des différentes étapes inhérentes au processus de la concertation nationale, publié par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), durant le culte marquant le 66e anniversaire de l’indépendance, dimanche, à Avaratranjoma.
Comme les Églises l’ont rappelé dans une déclaration qui a accompagné la publication du calendrier, dimanche, le Chef de l’État leur a conféré une pleine compétence sur la conduite du processus de concertation nationale. Par ailleurs, lors d’une réunion le 3 juin, à Ambohitsorohitra, une carte blanche a également été accordée au FFKM pour l’élaboration du calendrier y afférent. Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, leur a réitéré sa pleine confiance durant le culte d’Avaratranjoma.
Toutefois, sur la forme, le calendrier du processus de concertation arrêté par les Églises laisse pantois. Il n’y est prévu, en effet, que des indications périodiques, sur trois phases, des différentes étapes à concrétiser. La première phase, qui a démarré ce mois de juin et se poursuivra jusqu’en juillet, comprend les préparatifs logistiques et la formation des personnes qui conduiront les débats. Des débats qui devraient avoir lieu « jusqu’à la base de la communauté », dont les fokontany, à s’en tenir aux objectifs fixés par le FFKM.
Défi étatique
Les Églises notent que, dans le processus de concertation, l’État joue le rôle de partenaire dans l’organisation et la réalisation. Ce dernier, via le ministre chargé de la Refondation, devait avoir déjà démarré les formations des ressources humaines nécessaires et les préparatifs logistiques depuis le début de l’année. Ce département ministériel a, par ailleurs, déjà annoncé que la concertation nationale sera bouclée à la fin de cette année.
Le calendrier publié par le FFKM indique simplement que l’engagement dans le vif des débats est prévu dans la deuxième phase du processus, qui court du mois d’août de cette année jusqu’en mars 2027, sans plus de précision. Selon le planning, les travaux de synthèse « des aspirations du peuple » et la rédaction des documents techniques sont aussi prévus dans cette seconde phase. Il en est de même pour l’élaboration d’un projet de Constitution et des projets de lois électorales.
La troisième phase du calendrier prévu par les Églises démarre en avril, sans échéance précise. Le FFKM y inscrit la mise en place d’une entité chargée du suivi « de la mise en œuvre de la Refondation avant les élections ». Ici encore, le Conseil œcuménique donne un indicatif laconique. Dans cette troisième phase, le FFKM parle néanmoins d’un engagement pour se préparer aux élections. Les Églises prévoient ainsi des formations à l’observation électorale, à l’éducation électorale des citoyens et au suivi de la refonte de la liste électorale.
Bien qu’il y ait un léger décalage, le calendrier publié par le FFKM cadre avec le chronogramme indiqué dans la feuille de route dénommée Programme de la Refondation de la République, remise à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) à la fin du mois de février. Ce programme affirme le défi étatique de tenir un référendum ou une action constitutionnelle ainsi que l’élection présidentielle d’ici à la fin de l’année 2027.
Garry Fabrice Ranaivoson
