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| Un bidon jaune s’invite dans une chambre de l’hôpital à Mandialaza Ambodivona. |
Chaque chambre de l’hôpital privé situé à Mandialaza Ambodivona est équipée d’un seau. L’établissement fait face à des coupures d’eau, comme l’ensemble des usagers de la Jirama dans ce fokontany. La situation a été particulièrement difficile pour les patients et leurs familles le week-end dernier. « Dans la nuit de samedi, l’eau n’a pas du tout coulé. Elle n’a été disponible qu’une heure seulement le matin, de 6 h à 7 h», témoigne une garde-malade, hier.
L’absence d’eau dans l’établissement complique le quotidien des patients. Certains ont préféré s’en approvisionner directement à domicile, en transportant l’eau avec des bidons jaunes jusqu’à leur chambre.
« Nous avons apporté trois bidons jaunes. Notre malade consomme beaucoup d’eau en allant souvent aux toilettes», poursuit la source. L’accès aux bornes-fontaines est devenu difficile. « Nous sommes allés chercher de l’eau aux bornes-fontaines. La personne qui m’accompagnait parlait de longues files d’attente. En descendant vers Ankadifotsy, en direction de Saint-Antoine, non loin de l’hôpital, toutes les bornes étaient à sec. Ce n’est qu’en arrivant du côté de Tanà Waterfront qu’elle a enfin trouvé de l’eau, mais une foule s’y était déjà rassemblée », témoigne-t-elle. Une source auprès de l’hôpital indique qu’il fait face aux mêmes difficultés d’approvisionnement que l’ensemble du quartier et précise que, lorsque la situation devient critique, la Jirama intervient en fournissant de l’eau par citerne.
Mandialaza Ambodivona est confronté depuis « longtemps » à des problèmes d’approvisionnement en eau. « Depuis le début de cette situation, le robinet ne fonctionne que quelques heures la nuit. Cela perturbe nos nuits, car nous devons rester éveillés pour remplir des récipients. La nuit dernière, par exemple, je n’ai pu dormir qu’autour de minuit, le robinet n’ayant fonctionné que tard », témoigne Nirina Rasoazanajafy, présidente du fokontany, hier. Les bornes-fontaines ne sont également alimentées que quelques heures par jour. Le fokontany affirme avoir déjà signalé ces difficultés à la Jirama, qui insiste sur la nécessité d’une distribution alternée de l’eau.
Hier, les patients de cet hôpital ont constaté une amélioration de l’approvisionnement en eau. « Les coupures ont été moins fréquentes et la situation est un peu meilleure que les jours précédents. L’eau coule actuellement », témoigne une source. Les habitants de Mandialaza Ambodivona craignent que la situation ne s’aggrave avec l’arrivée de la saison sèche.
Miangaly Ralitera
