CIRCULATION - L’alcool impliqué dans un accident sur deux

Entre le 13 et le 19 avril, la capitale et ses environs ont enregistré un total de vingt-trois accidents de la circulation. Le bilan est lourd, avec vingt-cinq blessés et une victime décédée, d’après la Police nationale. Derrière ces chiffres se dessine une réalité préoccupante, celle de l’alcool au volant, impliqué dans près d’un accident sur deux.

Sur les vingt-trois accidents recensés, quatorze ont été corporels. Dix sont dus à d’autres causes et quatre directement liés à la conduite en état d’ivresse. Un accident mortel a également été enregistré et a coûté la vie à une personne. Les collisions matérielles comptent huit cas, dont trois provoqués par d’autres facteurs et cinq imputés à l’alcool. Au total, neuf drames sur vingt-trois sont donc liés à l’ivresse, ce qui confirme l’ampleur du phénomène. Les deux-roues apparaissent particulièrement concernés, avec douze cas impliquant des motocyclistes, tandis que onze accidents ont mis en cause des voitures.

Le 10 mars, dans une exclusivité accordée à L’Express de Madagascar, l’officier de police Barinjaka Ramiandrisoa, adjoint au chef de la Brigade des accidents de la circulation (BAC) auprès du commissariat central de Tsaralalàna, a rappelé les mesures engagées. Les motocyclistes qui s’attroupent devant les bars ou les stations-service, surtout le week-end, sont désormais ciblés par des opérations de sensibilisation.

Ils reçoivent des avertissements sur les dangers liés à l’alcool et aux stupéfiants. Les propriétaires de débits de boissons illégaux doivent également assumer leurs responsabilités.

Un autre phénomène inquiétant est celui des délits de fuite, fréquents chez les conducteurs en état d’ivresse. La BAC recommande aux victimes de suivre une procédure stricte. Il s’agit d’identifier, si possible, le véhicule en fuite en notant son numéro d’immatriculation, sa marque ou sa couleur, de déclarer l’accident auprès de l’assurance, de déposer une plainte écrite, de fournir des preuves matérielles comme des photos, de rechercher des témoins et de présenter les certificats médicaux ou de décès, selon les cas. Une fois l’enquête bouclée, la police procède au défèrement.

Gustave Mparany

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