Un repas servi lors d’une fête paroissiale à Ambatofinandrahana a provoqué une intoxication alimentaire qui a touché quatre-vingt-neuf personnes.
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| Les autorités rencontrent les malades pris en charge à l’hôpital. |
Un cas de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) a été signalé à Ambatofinandrahana, région Amoron’i Mania, à la suite d’un repas organisé par l’Église luthérienne dimanche dernier.
Plusieurs fidèles ayant consommé un « kompozé » (une salade traditionnelle malgache à base de légumes, de pâtes et de mayonnaise) ont présenté des symptômes tels que maux de tête, douleurs abdominales, diarrhées, fièvre et courbatures.
Selon les informations communiquées hier par les autorités sanitaires, quatre-vingt-neuf personnes ont consulté à l’hôpital, dont quarante et une ont été hospitalisées et quarante-huit ont pu regagner leur domicile après avoir reçu des soins. À ce jour, soixante-dix-huit patients sont déjà rétablis et onze poursuivent encore leur traitement, leur état étant en amélioration. Aucun décès n’a heureusement été enregistré.
Analyses
Les prélèvements effectués ont été envoyés à Antananarivo, notamment à l’Institut Pasteur, pour analyses afin de déterminer la cause exacte de l’intoxication. Les autorités précisent que les patients ont bénéficié de soins gratuits grâce au fonds d’urgence mis à disposition par l’État et que les stocks de médicaments sont suffisants pour faire face à la situation. Elles invitent la population à se rendre immédiatement dans les centres de santé en cas de symptômes similaires et rappellent la nécessité de rester vigilante à l’approche des fêtes de Pâques.
Dès la nuit de dimanche, les premiers malades s’étaient présentés à l’hôpital. Les responsables locaux ont mené des campagnes de sensibilisation à la radio pour inciter toute personne présentant des signes d’intoxication à consulter sans délai.
Le député Richard Razafindrabary et l’organe mixte de conception se sont rendus auprès des malades. Ils assurent que « les moyens médicaux et humains sont mobilisés et que la situation est sous contrôle ».
L’année dernière, la région Amoron’i Mania avait déjà été frappée par une intoxication alimentaire majeure. Quatorze personnes avaient perdu la vie après avoir consommé de la mortadelle rapportée de Toamasina. Un simple repas peut devenir un danger mortel si les contrôles font défaut.
Gustave Mparany
