PÔLE ANTI-CORRUPTION - Nouvelles charges contre Ravatomanga

Un nouveau mandat d’arrêt international. C’est ce que le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo, a lancé contre Mamy Ravatomanga, homme d’affaires, selon un communiqué publié hier. Il s’agit du deuxième mandat d’arrêt international émis par cette juridiction contre ce dernier, après celui du 21 février.

D’après le communiqué du PAC, cette fois-ci, l’homme d’affaires est embourbé dans une poursuite judiciaire relative à des malversations présumées dans la procédure d’attribution des activités de la société Kraomita Malagasy (Kraoma), à l’entreprise Dana Minerals. L’affaire remonte à l’année 2023, selon le PAC. Dans ce nouveau dossier, le patron du groupe Sodiat, actuellement en détention préventive à Maurice, est accusé “d’abus de fonction, de favoritisme, de corruption et de blanchiment de capitaux”.

Outre l’opérateur économique, quatre autres personnes ainsi que quatre sociétés sont accusées d’avoir participé aux malversations dans l’exécution de l’accord mis en cause. Les trois individus ont été traduits devant le PAC d’Antananarivo, le 5 mars. À l’issue de leur comparution, ils ont été placés en détention préventive à la maison centrale d’Antanimora. S’agissant de la quatrième personne, un “ressortissant mauricien”, le PAC serait en train de rechercher les informations le concernant.

Selon les éléments communiqués par le PAC, le remplacement de l’exploitant de Kraoma par la société Dana Minerals aurait été effectué “en violation des règles relatives à la passation des marchés publics”. Un droit d’entrée de 35 millions de dollars aurait été demandé dans ce cadre. Une somme de 5 millions de dollars, issue de ce montant, aurait été versée à une société dénommée Island Partners, basée à Maurice. Le PAC affirme que “l’adresse du siège” de cette société est la même que Madarail Holding, une entité présentée comme liée à Mamy Ravatomanga.

Garry Fabrice Ranaivoson

1 Commentaires

  1. La liste des méfaits de PABLO ESCOBAR Gasy est longue !
    À force de collectionner les dossiers comme d’autres les timbres de collection, l’homme d’affaires , un magnat de l'oligarchie de l'ancien président Français de Madagascar le plus célèbre de la Grande Île , semble avoir franchi un nouveau palier dans l’absurde. Son nom, désormais omniprésent, commence à poindre dans des réseaux de stupéfiants si vastes qu’ils feraient passer les barons de Medellín pour des vendeurs de bonbons à la menthe.
    Le festival Somaroho 2025 de Nosy BE avec l'histoire de cocaïne a été un des exploits de cette pourriture . Le régime de Rainilainga a été bien un repère de mafieux corrompus et voyous !

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