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| Les membres du comité de pilotage en réunion au Le Pavé le 10 février a validé le projet GEC BATAN. |
Un projet d’envergure vient officiellement s’implanter dans la zone BATAN (baies d’Ambaro, Tsimipaika, Ampasindava et archipel de Nosy Be). Entre préservation des ressources naturelles et ambitions économiques, l’organisation mise sur un modèle de développement durable capable de transformer durablement le territoire.
Dans la zone BATAN, dénommée localement “tranon-daoko” (fief des poissons), la pêche, l’agriculture et le tourisme (secteur de Nosy Be) constituent les trois sources de revenus principales, mais aussi les facteurs de pression sur les ressources naturelles. La croissance démographique et économique de cette zone, dans un contexte foncier difficile, se traduit par une pression importante sur les écosystèmes terrestres et marins, pour l’alimentation locale des habitants et des touristes, le bois de chauffe (pour la cuisine et les distilleries d’huiles essentielles), ou le bois d’œuvre et les exportations (vanille, cacao, crevettes, crabes, holothuries, thon, etc.).
Le projet Gestion des Écosystèmes Côtiers, zone BATAN, ou GEC BATAN, région DIANA, démarre donc en cette année 2026, pour une durée de trois ans. Il est financé par la France à travers le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM).
C’est un projet dont la mise en œuvre est décentralisée. Sa maîtrise d’ouvrage est assurée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, représenté par sa direction régionale, région DIANA, appuyée par un groupement d’assistance technique sous le lead de l’Association Service d’Appui à la Gestion de l’Environnement (SAGE).
Selon les explications de la coordonnatrice du GEC BATAN, Hanta Rabetaliana, le projet considère que la pérennisation des résultats atteints passe par un renforcement des capacités des communautés, cogestionnaires des écosystèmes côtiers (mangroves, récifs, herbiers marins) et bénéficiaires de leurs ressources halieutiques. Cependant, la gouvernance au sein de ces communautés reste faible et requiert un encadrement intensif de la part du projet. Sa principale stratégie repose sur une formation, selon l’approche U-process, favorable à un esprit de co-création et à l’émergence d’un leadership fort, permettant de favoriser l’adoption de bonnes pratiques de pêche et d’intensifier les initiatives de gestion durable de ces écosystèmes côtiers (Blue-Green Nexus).
Certes, cette zone BATAN est déjà couverte par l’intervention de plusieurs entités, projets et programmes, mais en termes de stratégie de mise en œuvre, le projet GEC BATAN opte pour la construction de synergies d’actions et l’harmonisation des approches afin de favoriser une mutualisation des moyens à déployer.
Raherinaina
