DAMA - « L’amour malgache n’a pas besoin de concept étranger »

Dama , un défenseur de la  vision enracinée  de l’amour malgache.

En pleine période de la Saint-Valentin, Dama Mahaleo, livre sa vision de l’amour profondément enracinée dans la culture malgache : famille et patrie. 

Dama a une position claire et assumée sur l’amour : la Saint-Valentin est, selon lui, un concept étranger qui ne relève pas de la culture malgache. Pour l’artiste, l’amour ne se limite pas à une célébration importée ni à une relation entre deux personnes, mais s’inscrit dans une vision plus large, profondément ancrée dans les valeurs et l’identité nationale.

Marié depuis de longues années, ce membre emblématique du groupe Mahaleo rappelle que l’on parle d’abord d’« amour conjugal », celui qui unit un homme et une femme. De cette union naît l’amour des enfants, puis celui des petits-enfants. Mais au-delà du cercle familial, il évoque également l’amour des compatriotes. « S’il n’y a pas de couple, il n’y a ni enfants ni petits-enfants ; et s’il n’y a pas Madagascar, il n’y a pas nous », souligne-t-il. Pour lui, Madagascar donne vie et identité à son peuple ; l’amour de la patrie mérite donc d’être honoré au même titre que l’amour romantique.

Cette vision guide l’engagement artistique de Mahaleo. Le groupe compose des chansons inspirées de la vie quotidienne à Madagascar : les réalités sociales, les expériences vécues et les émotions partagées par la population. 

 « Nous chantons ce que nous vivons et ce que vit la société malgache », affirme Dama. Cette authenticité explique l’attachement du public, qui se reconnaît dans des textes écrits en langue malgache. Plusieurs chansons du groupe abordent d’ailleurs la thématique de l’amour sous différentes formes.

Parmi elles, « Rehefa maty aho », une œuvre emblématique souvent associée aux paroles « Raha ho avy, Ralala… », propose une réflexion profonde sur la mort, l’amour éternel et la mémoire. La chanson exprime le souhait de laisser une trace positive après son départ, invitant à planter des fleurs sur sa tombe et à se souvenir de l’amour partagé plutôt que de la tristesse. Elle transmet l’idée que l’esprit demeure vivant à travers les souvenirs et les valeurs laissés aux proches.

Cassie Ramiandrasoa 

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