À Toamasina, le cyclone Gezani a laissé des traces profondes dans le tissu économique local. Face à cette situation, les entreprises se mobilisent et proposent des mesures concrètes pour se relever. Lors d’une rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Toamasina (CCIT), elles ont insisté sur l’importance d’un allègement fiscal temporaire pour garder la tête hors de l’eau.
Parmi les solutions avancées, l’exonération provisoire de l’impôt sur les revenus salariaux (IRSA) arrive en tête. Les professionnels estiment que cet allègement permettrait de préserver la trésorerie des entreprises pour reconstruire leurs infrastructures et maintenir les emplois, plutôt que de payer des impôts en urgence. Les exportateurs, notamment ceux du Groupement des exportateurs de litchis, souhaitent que ces mesures fiscales s’accompagnent de garanties bancaires pour sécuriser leurs activités sur le long terme.
Pour la CCIT, il ne s’agit pas seulement de répondre à la crise, mais de mettre en place des outils durables pour relancer rapidement les entreprises. Le secteur touristique, lui aussi affecté, réclame un plan combinant aides fiscales et investissements pour restaurer ses infrastructures et attirer à nouveau les visiteurs.
La Banque mondiale rappelle que protéger l’emploi et soutenir la production sont essentiels pour un redressement solide. Pour les acteurs de Toamasina, ces mesures fiscales et dispositifs de soutien ne sont pas un simple secours, mais comme le moteur d’une reprise durable, permettant à la ville portuaire de retrouver son dynamisme économique et touristique.
Irina Tsimijaly