PRISON DE MORAMANGA - Douze condamnés s’évadent

Quatorze détenus dont douze condamnés se sont évadés de la prison de Moramanga à l’aube. Ils demeurent introuvables.

Les quatorze fugitifs.

Une évasion spectaculaire s’est produite à la prison de Moramanga hier aux petites heures. Vers 3 h 30 du matin, quatorze détenus ont réussi à prendre la fuite sous une pluie battante.

Profitant du vacarme de l’orage pour passer inaperçus, ils ont percé le mur en parpaings des toilettes de la chambre B. À l’aide de simples cuillères métalliques, ils ont réussi à retirer un parpaing et demi, créant une ouverture minuscule. Le plus frêle des prisonniers s’est faufilé en premier, ouvrant la voie aux autres qui se sont glissés un à un vers l’extérieur. La cellule comptait quatre-vingt-seize détenus, dont quatorze ont pu s’échapper.

Douze des fugitifs étaient déjà condamnés, deux autres en attente de jugement. Ils étaient poursuivis pour des affaires criminelles ou des délits correctionnels, selon les informations fournies par le chef d’établissement, Christian Rakotovao.

Chasse à l’homme

Une source civile locale affirme que la maison centrale de Moramanga est réputée pour ses dispositifs de sécurité, avec une clôture de 4,5 mètres de hauteur, surmontée de barbelés à double lame. Mais cette évasion met à nu des failles inquiétantes. « Comment un mur censé protéger une enceinte pénitentiaire a-t-il pu céder sous l’assaut de simples cuillères ? », s’interroge un habitant. Les critiques fusent déjà contre la vigilance des gardiens, accusés de manquer de rigueur.

Selon le chef d’établissement, c’est une patrouille qui a découvert par hasard l’ouverture dans le mur, empêchant ainsi que le nombre d’évadés ne soit plus important. Les autorités locales ont immédiatement déclenché une chasse à l’homme. Avis de recherche et photos des évadés ont été diffusés auprès de la Police nationale, de la gendarmerie et des médias.

Cette fuite impressionnante confirme une fragilité structurelle qui pourrait mettre en péril la sécurité publique. Les quatorze fugitifs sont désormais activement recherchés. Les forces de l’ordre appellent à la vigilance, car dans un district où la végétation dense offre de multiples cachettes, la traque s’annonce longue et difficile. La population est invitée à signaler toute information utile.

Gustave Mparany

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