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| La pelouse naturelle de l’aire de jeu sera remplacée par un gazon semi-hybride. |
Rebondissement. Après deux ans et demi de travail et d’expertise, Mickaël Lauret, patron de la société Garden & Design, a exprimé longuement sur sa page Facebook, samedi, sa déception après la décision de revêtir intégralement en semi-hybride la pelouse du stade Barea à Mahamasina.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, a annoncé cette décision le 23 janvier. Le projet est en phase d’analyse technique avant de fixer le fournisseur et de commander la pelouse, d’après le directeur général de la société Kianja Barea Madagascar (KBM), Mady Rasolovoninjatovo. Ce dernier a précisé que « Garden & Design est sous contrat plutôt avec la Fédération ».
Mickaël Lauret, patron de la société Garden & Design, ne cache pas sa déception : « L’aventure se termine. C’est sous un ciel pluvieux, presque symbolique, que nous mettons officiellement fin à l’entretien de la pelouse du stade Barea. Ce départ laisse un sentiment profond de déception, d’amertume et d’incompréhension. Déception de ne pas avoir vu aboutir l’homologation tant attendue, alors même que tout était techniquement prêt. Incompréhension face à des décisions prises sans fondement logique, ni technique, ni économique », peut-on lire, en malgache et en français, sur sa page Facebook. Il affirme avoir attendu depuis fin décembre après avoir mobilisé son expertise et son équipe pendant plus de deux ans, afin « d’amener cette pelouse naturelle à un niveau conforme aux exigences des compétitions internationales. Le travail accompli a permis d’atteindre une qualité compatible avec une homologation par la CAF ».
Le patron de la société prestataire a aussi souligné que « l’examinateur de la CAF lui-même, avec lequel nous étions en contact permanent, a exprimé son incompréhension face à ce choix ». Il qualifie ce nouveau projet de revêtement de l’aire de jeu en hybride de trop coûteux et difficile à entretenir. « Une pelouse hybride représente un coût d’installation minimal de 6 milliards d’ariary, et un niveau d’entretien plus contraignant et plus dépendant de prestataires spécialisés (...) Ce montant équivaut à plus de vingt années d’entretien de la pelouse naturelle actuelle », a-t-il illustré.
Serge Rasanda
