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| Le nouveau commissariat de Betafo, inauguré samedi. |
La continuité de l’État. En substance, c’est le sens des propos du colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, dans son discours d’inauguration du nouveau commissariat de Betafo, samedi. Une continuité de l’État, du moins en ce qui concerne les projets d’infrastructures.
« Nous inaugurons aujourd’hui et procédons à l’ouverture officielle de cette infrastructure qui a déjà été édifiée depuis un certain temps, car nous voulons montrer à la population que chaque denier public dépensé, même un seul ariary, doit bénéficier à chaque citoyen et non pas être dépensé pour quelque chose qui sera, ensuite, laissé à l’abandon », déclare ainsi le locataire d’Iavoloha. Prônant une nouvelle pratique politique, il ajoute : « Il n’est plus acceptable que, lors d’un changement de dirigeants, les constructions réalisées avec des fonds publics deviennent des bâtiments abandonnés ».
Le colonel Randrianirina annonce alors que son administration compte mener à terme tous les projets d’infrastructures en cours, ou bien ceux qui auraient été laissés à l’abandon. « Nous allons procéder à l’ouverture de toutes les infrastructures financées par des fonds publics, où qu’elles se trouvent. Celles qui ne sont pas encore achevées, même si leur construction a commencé il y a dix ans et qu’elles sont restées inachevées, nous les terminerons et nous les ouvrirons », affirme-t-il alors.
Autres projets
L’édification de nouveaux bâtiments administratifs a été l’un des fers de lance de la précédente administration étatique, « dans le but de rétablir la présence de l’État sur l’ensemble du territoire et de rapprocher l’État de la population ». Sur des projets comme les immeubles d’appartements à Ivato, le colonel Randrianirina a décidé de les transformer en résidence pour les étudiants de niveau master et plus de l’Université d’Antananarivo.
Toutefois, il y a d’autres projets, comme la construction de l’autoroute Antananarivo-Toamasina et le projet de téléphérique, sur lesquels la précédente administration étatique a été vivement critiquée par une partie de l’opinion publique. C’était un choix politique assumé par Andry Rajoelina, ancien président de la République. Des deniers publics ont été engagés pour ces projets. L’État a même signé un accord de prêt sur le transport par câble. Ces projets seront-ils menés à terme ?
Garry Fabrice Ranaivoson
