Madagascar signe un partenariat avec le groupe chinois Tsingshan. Selon les informations communiquées lors de l’annonce officielle, le montant de l’investissement envisagé dépasserait 10 milliards de dollars.
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| Madagascar signe un partenariat historique avec le groupe Tsingshan. |
Le projet a été présenté au Radisson Blu d’Ambodivona, en présence de membres du gouvernement, de représentants du secteur privé et de l’ambassadeur d’Indonésie, Lanang Seputro. Il pourrait, selon ses promoteurs, constituer la première zone économique spéciale (ZES) du pays.
Le parc industriel serait alimenté par une capacité énergétique annoncée de 4 500 mégawatts, un volume significatif au regard des besoins actuels du pays. Freddy Hery Andrianasolo, représentant du groupe, a indiqué que le projet reposerait sur un mix énergétique combinant charbon local de Sakoa, énergie solaire et éolienne. Selon lui, le charbon serait transformé sur place pour alimenter les installations électriques et ne serait pas destiné à l’exportation. Il a également affirmé que la mise en œuvre du projet ne nécessiterait pas de déplacements de populations.
À titre indicatif, la production d’un mégawatt d’énergie solaire nécessite en moyenne deux hectares, ce qui donnerait un ordre de grandeur d’environ 9 000 hectares pour une capacité équivalente. La première phase du projet couvrirait environ 5 000 hectares et une portion de littoral d’environ 10 kilomètres entre Maintirano et Toliara, avec la construction d’infrastructures portuaires, d’un aéroport, de routes, de réseaux électriques ainsi que d’équipements sociaux.
Modèles étrangers
Les promoteurs du projet indiquent vouloir privilégier la transformation locale et la production de biens à valeur ajoutée destinés à l’exportation, plutôt qu’une simple extraction de matières premières. Selon les responsables, certains minerais pourraient être utilisés localement dans le cadre des activités industrielles.
Le groupe affirme s’inspirer de ses expériences en Indonésie, notamment des parcs industriels de Morowali et de Weda Bay, présentés comme des exemples d’intégration industrielle à grande échelle. Le modèle envisagé à Madagascar combinerait production énergétique, activités industrielles et dispositifs d’accompagnement pour les communautés locales.
Selon les estimations avancées par les porteurs du projet, celui-ci pourrait générer entre 50 000 et 100 000 emplois directs, dont une large majorité serait destinée à des travailleurs malgaches. Le lieutenant-colonel Gervais Andriamiharitsoa, haut conseiller de l’État, a souligné l’importance d’un travail de concertation avec les établissements de formation et les populations locales.
Il a également indiqué que le partenariat pourrait constituer un atout dans les procédures liées à l’obtention de permis miniers, tout en rappelant que les décisions finales relèvent des autorités malgaches et restent conditionnées au respect des procédures et à l’acceptation des communautés concernées.
Selon les informations communiquées, le projet bénéficierait de l’appui de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) en matière de normes environnementales et sociales. Les autorités évoquent des recettes fiscales potentielles comprises entre 500 millions et 1 milliard de dollars par an.
Irina Tsimijaly

Chinoise où Indonésie ?
RépondreSupprimerPouvez vous préciser ?
Merci de faire votre métier de journaliste !
Si vous êtes "journaliste" où seulement le répétiteur ?