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| La campagne de vaccination contre la Mpox sera prioritairement destinée aux personnes à risques. |
Le vaccin contre la maladie Mpox devrait être disponible à Madagascar d’ici la fin du mois, a indiqué hier la direction du Programme élargi de vaccination au sein du ministère de la Santé publique. Selon les informations, la campagne sera prioritairement destinée à certains groupes à risque.
Les agents de santé en contact direct avec les patients, les personnes ayant été exposées à un cas confirmé dans les quatre jours suivant la détection, les personnes vivant avec le VIH, ainsi que les travailleurs ayant des contacts rapprochés avec le public, comme les travailleurs du sexe et les chauffeurs de transport longue distance.
Les responsables sanitaires des régions et des districts se chargeront d’organiser et de mettre en œuvre la vaccination pour ces populations ciblées. Le ministère de la Santé publique rappelle que cette initiative constitue une mesure préventive essentielle pour protéger les personnes les plus vulnérables.
Le vaccin MVA-BN (Modified Vaccinia Ankara - Bavarian Nordic) sera le vaccin importé à Madagascar. Ce vaccin est un vaccin antivariolique de 3e génération non réplicatif. « Il est recommandé par le Groupe technique consultatif de la vaccination (GTCV), composé d’experts malgaches. Ce vaccin est déjà utilisé dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis depuis 2019 et en RDC, et il bénéficie de l’approbation technique et des recommandations de l’OMS », indique le Dr Paubert Tsivahiny, directeur du Programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique.
Vigilance
« Le schéma vaccinal standard prévoit deux doses espacées de 28 jours, tandis que les personnes immunodéprimées reçoivent une troisième dose au 84e jour. À ce jour, plus d’un million de doses ont été importées, mais 30 000 doses devraient arriver en priorité avant la fin du mois de février», poursuit le médecin.
Les autorités sanitaires appellent la population à rester vigilante face à la propagation de la maladie, notamment en ce qui concerne les formes graves. Celles-ci peuvent se manifester par une aggravation des symptômes, avec des atteintes cutanées et muqueuses sévères, une fièvre élevée, des difficultés respiratoires possibles et des complications telles que la méningite, l’encéphalite, la conjonctivite ou l’ulcération de la cornée, pouvant conduire à la cécité.
Les enfants, en particulier ceux de moins de cinq ans souffrant de malnutrition, les femmes enceintes ainsi que les personnes immunodéprimées présentent un risque plus élevé. Un retard dans la prise en charge médicale peut également favoriser l’aggravation de la maladie.
Mialisoa Ida
