COMMUNE URBAINE DE TOLIARA - Le maire par intérim Elie Lamarre abrogé

À peine rentré de six mois de traitement en Inde, Jean Rabehaja met fin aux fonctions de son premier adjoint. Une décision qui ravive les tensions politiques au sein de la commune.

Le maire titulaire de la commune urbaine de Toliara, Jean Rabehaja, a repris ses fonctions le week-end dernier après six mois d’absence pour soins en Inde. Dans la foulée, il a signé mercredi l’arrêté n°26-002/CU.U/Org/Exc/Ar abrogeant la nomination de son premier adjoint, Elie Jacques Lamarre.

Ce dernier occupait également les fonctions de maire par intérim durant l’absence du maire, ainsi que celles d’ordonnateur des recettes et des dépenses. Avec cette décision, Jean Rabehaja reprend personnellement la gestion financière de la commune.

L’arrêté évoque « la situation qui prévaut actuellement au sein de la commune urbaine de Toliara » et la nécessité de « restaurer le climat d’entente et de collaboration ». Une formulation qui laisse transparaître des dissensions internes persistantes.

Le départ du maire au début de l’année 2025 avait ouvert une période de flottement institutionnel. Le premier adjoint, Elie Jacques Lamarre, et le troisième adjoint revendiquaient tous deux l’intérim. Ce dernier affirmait avoir été désigné par le maire avant son départ, sans qu’aucun document officiel signé ne puisse l’attester.

Saisi du dossier, le tribunal administratif de Toliara avait recommandé en octobre 2025 de reconnaître le premier adjoint comme maire par intérim, en l’absence d’acte formel désignant le troisième adjoint. Une position confirmée par la préfecture, qui avait officiellement installé Elie Jacques Lamarre à ce poste il y a un mois et demi.

Officiellement motivée par le souci d’apaisement, l’abrogation serait, selon certaines sources locales, d’ordre politique. Elie Jacques Lamarre aurait été soutenu par le député Tinoka Roberto Raharoarilala à l’issue des élections municipales de novembre 2024. Son projet de réorganisation de la gestion financière de la commune, fragilisée depuis deux mandats, aurait accentué les tensions.

Dans ce climat, une rumeur annonçant la possible nomination de Serge Vital, candidat malheureux aux municipales, comme président de délégation spéciale (PDS), a circulé ces derniers jours. Une information démentie par le ministre de l’Intérieur. Les partisans de Serge Vital évoquaient pour leur part une « gestion collégiale provisoire » afin de faire face à la crise institutionnelle.

MiotiSoa Mare

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