CHANGE - L’euro passe sous la barre des 5 000 ariary

L’ariary se redresse légèrement.

L’ariary connaît un léger répit sur le marché des devises. Après plusieurs mois au-dessus de 5 000 ariary, l’euro redescend à 4 993 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID). Cette baisse traduit un afflux de devises, mais il reste trop tôt pour parler d’une tendance durable.

La Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) a confirmé ce recul lors de sa dernière intervention, indiquant que « ce n’est pas un effort ponctuel, mais la BFM reste attentive à la situation en permanence. Deux décisions planifiées ont été mises en œuvre, ce qui a conduit à ce résultat ». Selon un spécialiste du MID, cette amélioration est surtout liée aux recettes d’exportation saisonnières, renforçant les réserves de change. Les ventes de vanille et de produits miniers ont particulièrement contribué à cette hausse.

D’autres facteurs ont soutenu cette évolution. Certains transferts liés à des projets publics ont permis un meilleur équilibre entre l’offre et la demande. La banque centrale est également intervenue pour stabiliser la monnaie et dispose de réserves suffisantes pour limiter une dépréciation rapide.

Cette stabilisation ramène l’ariary à son niveau d’avril 2025, après un sommet historique atteint en début d’année à 5 309 ariary. Le dollar américain profite lui aussi de cette embellie, son taux tombant à 4 290 ariary, contre 4 484 ariary fin janvier, soit une baisse d’environ 200 points en quatre semaines.

Malgré ce léger redressement, la situation reste fragile. Dans les banques, les valeurs officielles du MID sont rapidement modifiées lors des achats et, sur le marché parallèle, les transactions se font encore à la découpe. Ces fluctuations rendent difficile toute interprétation définitive de la tendance à long terme.

La BFM estime que cette reprise pourrait se maintenir à court terme. Cependant, sa durabilité dépendra de l’évolution de l’activité économique dans le pays et des flux de devises à venir. En somme, l’ariary respire un peu, mais la vigilance reste de mise face aux mouvements encore instables du marché.

Irina Tsimijaly 

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