La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) relance la mise en service des feux de circulation dans la capitale. L’installation de ces équipements de signalisation routière a débuté à Analakely.
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| Les feux tricolores installés à Analakely. |
Les feux de signalisation réapparaissent dans les rues d’Antananarivo-ville. La Commune urbaine d’Antananarivo a installé ces équipements sur l’Avenue de l’Indépendance depuis mercredi. Ils sont notamment placés près des passages piétons, devant la gare de Soarano, devant la pharmacie de l’océan Indien, près de l’hôtel de France et près de la stèle Jean Ralaimongo.
« Nous en avons déjà installé douze à Analakely et dans ses environs. L’objectif est d’en installer dix-huit dans cette zone », indique une source au sein de la CUA, hier. Selon une autre source auprès de la municipalité, la CUA prévoit l’installation de 75 feux de signalisation sur les grands axes, à partir d’Ankorondrano et d’Antanimena, en passant par Analakely, puis d’Anosy jusqu’à Ankadimbahoaka.
Les feux tricolores déjà installés ne sont pas encore opérationnels. « Les travaux se font en deux phases. La première consiste en l’installation, et la seconde, en l’activation du système par interconnexion », enchaîne une source auprès de la municipalité.
Aucune date précise n’a été fixée pour leur mise en service. « Tout dépend de l’alimentation en électricité fournie par la Jirama », précise un autre responsable de la CUA.
Ces infrastructures seront principalement installées devant les établissements scolaires et aux carrefours stratégiques. La CUA prévoit que certains poteaux seront dotés d’une gestion automatique, tandis que d’autres, notamment ceux situés devant les écoles, fonctionneront avec un bouton poussoir pour les piétons.
Désactivation
« Les feux tricolores permettent de réguler la circulation et les embouteillages, de gérer le flux des véhicules et des piétons, et de déterminer les priorités », explique Heritiana Rajaonarison, responsable auprès de l’auto-école Tri-H, qui se réjouit du retour de ces équipements dans les rues de la capitale.
Il émet toutefois certaines réserves : « Ces infrastructures risquent de se désactiver rapidement, comme cela a été le cas pour les feux installés il y a plusieurs années, si aucune étude préalable n’est réalisée avant leur mise en service ». Il rappelle que, par le passé, certains chauffeurs de taxi-be n’avaient pas maîtrisé le fonctionnement des feux, ce qui pouvait provoquer des accidents et accentuer les embouteillages. « La durée de chaque feu ne doit pas être copiée aveuglément sur celle utilisée à l’étranger. Elle doit être adaptée au rythme quotidien des véhicules sur chaque axe, qui varie d’un jour à l’autre », ajoute-t-il. Il appelle également à renforcer la sensibilisation des usagers de la route avant l’opérationnalisation complète de ces feux de signalisation.
Miangaly Ralitera
