SANTÉ - La bronchiolite angoisse les parents

Le Village Voara à Andohatapenaka accueille actuellement des enfants atteints de bronchiolite. 

Au Village Voara d’Andohatapenaka, des nourrissons atteints de bronchiolite sont hospitalisés. Inquiets, les parents évoquent toutefois des conditions de prise en charge rassurantes.

Hier, à Andohatapenaka, l’angoisse se lisait sur les visages des parents. Des proches de bébés hospitalisés au Village Voara ont fait part de leur inquiétude. Le ministère de la Santé publique a ouvert ce centre pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite. « Des nourrissons de six mois luttent contre la bronchiolite. Toux persistante, respiration sifflante, essoufflement… ces symptômes inquiètent les familles», témoigne une accompagnante d’un bébé malade.

Une grand-mère, ayant requis l’anonymat, accompagne son petit-fils admis à l’hôpital pour la deuxième fois ce mois-ci. « Il a commencé par tousser. Ensuite, sa poitrine sifflait beaucoup et il respirait difficilement. Il était très essoufflé. C’est ce qui nous a décidés à consulter », confie-t-elle, encore préoccupée. Orientée par la Croix-Rouge, elle a finalement conduit l’enfant au centre pour une prise en charge adaptée.

Comme elle, de nombreux parents redoutent les complications respiratoires. Dans plusieurs hôpitaux pédiatriques de la capitale, la forte affluence de cas de bronchiolite entraîne un surnombre pouvant aller jusqu’à trois ou quatre enfants par lit, une situation qui accentue le stress des accompagnants.

Plus organisé

Au Village Voara, l’organisation semble toutefois rassurer les familles. « Dans la salle d’hospitalisation, une dizaine de lits sont disposés de part et d’autre de la pièce. Tous ne sont pas occupés, trois restent encore disponibles. L’atmosphère y est relativement calme, loin de l’agitation observée ailleurs», nous raconte un père de famille accompagnant son bébé malade.

« Dans le premier centre où nous sommes allés, trois enfants partageaient le même lit. Ici, c’est plus organisé et plus tranquille », explique la grand-mère, soulagée.

Le suivi médical est assuré de façon régulière. Les médecins passent contrôler l’évolution des petits patients sans attendre d’être sollicités. Parmi les gestes essentiels figure le lavage nasal au sérum physiologique, considéré comme la base du traitement. Il est pratiqué fréquemment afin de dégager les voies respiratoires.

Selon un accompagnant de malade, tous les nourrissons hospitalisés présentent un profil similaire. Ils sont âgés d’environ six mois, une tranche d’âge particulièrement vulnérable face à cette infection respiratoire.

Sur le plan logistique, le centre dispose d’eau et d’électricité, garantissant la continuité des soins. Il peut accueillir une cinquantaine d’enfants, avec une capacité extensible jusqu’à soixante-dix grâce aux 35 concentrateurs d’oxygène disponibles pour soixante-dix patients.

Selon des professionnels de santé, l’épidémie de bronchiolite débute généralement en octobre et pourrait se prolonger jusqu’au mois d’avril. D’ici là, parents et soignants restent mobilisés, entre inquiétude et vigilance, pour accompagner au mieux ces tout-petits fragilisés par la maladie.

« La bronchiolite débute généralement comme un simple rhume, avec une légère fièvre, un écoulement nasal et une toux sèche. Progressivement, la respiration du nourrisson devient plus rapide, parfois marquée par de courtes pauses, surtout au moment des repas. L’enfant peut se montrer agité, téter moins bien et refuser son biberon. Ses bronches s’encombrent de sécrétions qu’il peine à évacuer, provoquant parfois des sifflements à l’inspiration. Dans la majorité des cas, ces troubles respiratoires s’atténuent d’eux-mêmes en quelques jours », indique un professionnel de santé.

Mialisoa Ida

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