ATHLÉTISME - FMA - Andriamahazo face au défi du renouveau

Les JIOI des Comores, la Coupe du monde de Pékin 2027 et les JO de Los Angeles 2028 sont les grandes échéances qui attendent la présidente de la Fédération malgache d’athlétisme.

Norolalao Andriamahazo est très attendue  pour relancer l’athlétisme.

Norolalao Andriamahazo retrouve un fauteuil qu’elle connaît bien à la tête de la FMA. Élue le 7 février 2026, elle reprend la présidence de la Fédération malgache d’athlétisme dans un contexte difficile. Elle hérite d’une discipline en perte de vitesse, en quête de performance, de crédibilité et de renouveau. Son nouveau mandat de quatre ans est attendu comme celui du redressement et de la relance. Les athlètes présents à son élection samedi croient en elle et espèrent une véritable renaissance de l’athlétisme malgache.

Présidente entre 2013 et 2021, Norolalao Andriamahazo avait dirigé une période relativement stable, avec une présence régulière sur les podiums régionaux, notamment aux Jeux des îles de l’océan Indien, des participations continentales et olympiques. Son retour intervient après le mandat de Dominique Raherison, marqué par des tensions internes, des critiques sur la gouvernance et une visibilité internationale limitée.

Sous Raherison, des initiatives comme Kids’Athletics, la formation d’encadreurs et la relance de championnats nationaux ou de semi-marathons ont maintenu une activité minimale, mais restent largement insuffisantes. Sur le plan des performances, Madagascar est resté en retrait : peu de résultats africains significatifs, records nationaux stagnants et absence de figures émergentes, renforçant la perception de stagnation.

Crédibilité à restaurer

Le manque d’assemblées générales régulières et une communication jugée insuffisante ont également fragilisé la fédération. Face à ce contexte, Norolalao Andriamahazo est obligée de faire mieux pour mettre sur orbite la discipline.

Son retour est perçu comme celui d’une dirigeante expérimentée, dotée d’un solide réseau continental. Sous ses précédents mandats, la FMA bénéficiait d’une meilleure visibilité et d’une présence constante dans les compétitions régionales et continentales.

Pour les quatre années à venir, les priorités sont claires : restaurer la crédibilité institutionnelle, structurer les compétitions nationales et replacer la performance au cœur du projet fédéral. L’identification de pôles d’excellence, le suivi des meilleurs athlètes locaux et expatriés, ainsi que la formation continue des entraîneurs et officiels techniques seront essentiels.

« Nous ferons le nécessaire pour que le stade d’Alarobia soit de nouveau un centre d’entraînement pour relancer l’athlétisme du pays, et ce avant la fin de l’année », confie la présidente après son élection.

Mais en attendant, Norolalao Andriamahazo devra aussi composer avec un environnement marqué par le manque de moyens, l’insuffisance d’infrastructures et une génération d’athlètes en transition. Plus qu’un simple retour, ce nouveau cycle est celui de la relance.

À l’horizon 2027, avec les JIOI des Comores et la Coupe du monde de Pékin, puis les JO de Los Angeles 2028, la FMA est attendue sur des résultats concrets. Le défi est double : réconcilier la fédération avec ses acteurs et redonner à l’athlétisme malgache une place crédible sur la scène africaine.

Donné Raherinjatovo

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