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| Les opérations de remblais continuent sur le long du by pass. |
Les travaux de remblayage reprennent dans des quartiers de la capitale, suscitant inquiétude et controverse. Parmi les zones concernées figurent Ankasina, dans la Commune urbaine d’Antananarivo, ainsi que le By Pass, dans la commune rurale d’Ankaraobato. Le long du By Pass, la transformation de rizières en zones d’habitation se multiplie, tandis que, dans certaines zones, des constructions s’élèvent sur des zones inondables.
Ces dernières semaines, de nombreux chantiers ont été constatés. Sur des parcelles déjà remblayées, les premiers signes de nouvelles constructions apparaissent, faisant craindre une extension rapide de ces occupations.
Les habitants des quartiers concernés expriment leur inquiétude face à ces pratiques, qui risquent de perturber l’écoulement naturel des eaux de pluie et d’aggraver les risques d’inondation. « Nous avons peur qu’en cas de pluie, les eaux de ruissellement se déversent directement dans nos maisons», explique Rasoanirina, habitante d’Ankasina. « La nuit, on entend les camions circuler et transporter de la terre pour remblayer les terrains. Ces opérations se font en toute discrétion », poursuit-elle.
Aucune autorisation
Ces pratiques sont interdites depuis 2022 par l’Autorité de protection contre l’inondation de la plaine d’Antananarivo (APIPA). Nous avons demandé hier au ministère de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers si cette restriction est toujours en vigueur, mais nous n’avons pas encore obtenu de réponse au moment de la rédaction de cet article.
Depuis la fin du mois de septembre 2025, les travaux de remblayage se sont multipliés. De nombreuses rizières situées le long du boulevard de Tokyo, à Ambohimangakely, Alasora ou encore Ambohijanaka, ont été transformées en terrains constructibles. De vastes surfaces sont actuellement clôturées dans ces communes. Malgré les avertissements répétés et les sanctions, ces pratiques illégales persistent.
Selon une source communale, aucune autorisation n’a été délivrée pour ces opérations. Face à cela, aucune mesure concrète n’a encore été prise pour y mettre fin. Tous les travaux se déroulent la nuit, rendant le contrôle particulièrement difficile.
Les experts urbains alertent sur les risques à long terme. En l’absence d’un cadre opérationnel renforcé, la prolifération des remblais pourrait accentuer les risques d’inondation et compromettre les efforts de planification urbaine dans la capitale. Le remblaiement illégal empêche l’écoulement naturel des eaux pluviales et augmente le danger pour les quartiers situés en aval.
Face à cette situation, les habitants appellent les autorités à renforcer la surveillance et à sanctionner les responsables pour éviter que ces pratiques ne deviennent monnaie courante. « Nous ne demandons pas grand-chose, juste que nos quartiers soient protégés et que les règles soient appliquées », conclut Rasoanirina.
Mialisoa Ida

Un serpent de mer pour la refondation . C'est aussi un test grandeur nature d'un régime qui respecte l'état de droit . Cette situation scandaleuse va éclabousser le peu d'image positive d'un vrai renouveau en cours !
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