AIDES D’URGENCE - Des sinistrés se sentent délaissés

Début de la distribution des vivres aux sinistrés, à Salazamay Toamasina.

Plus de 48 heures après le passage du cyclone Gezani, de nombreux sinistrés à Toamasina se retrouvent toujours sans ressources et sans abri. Ils se sentent oubliés par les autorités, ce qui renforce leur détresse. « Nous n’avons reçu aucune aide jusqu’à aujourd’hui. Si nous avons quelque chose à manger, c’est grâce à la famille qui nous accueille. Mais à la longue, c’est difficile, car on ne peut pas dépendre éternellement d’une famille elle-même sinistrée. Nous aimerions retrouver notre propre logement ou, au moins, nos propres ressources », a témoigné Clara Eugénie, mère de famille sinistrée dans le fokontany Ampagnalana, hier.

Certaines familles doivent s’abriter chez des voisins, à l’étroit et les pieds dans l’eau, car le site prévu pour les héberger est inhabitable, ayant été décoiffé par le cyclone. « Nous avons demandé des tentes pour accueillir les sinistrés, mais elles ne sont toujours pas arrivées », confie une source.

Les habitants déplorent également le manque d’eau potable. « Nous n’avons pas d’eau saine. Nous devons utiliser l’eau des puits, alors qu’ils ont certainement été contaminés lors des inondations qui ont frappé nos quartiers après Gezani », rapporte une autre mère de famille.

Les sinistrés réclament d’urgence la distribution de vivres et de matériel pour réhabiliter rapidement leurs habitations, afin de pouvoir reprendre une vie normale.

Selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), la distribution d’aides à Toamasina a commencé dans la nuit du 11 février, après des discussions au sein du Centre opérationnel (CO) et sur instruction du président de la République, qui a demandé d’accélérer l’aide afin que chacun puisse se nourrir correctement.

Miangaly Ralitera 

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