PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES - Ramiarison prévoit une croissance de 6% en 2026

Le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, a présenté récemment les perspectives économiques pour 2026, annonçant une reprise notable après une année 2025 marquée par une croissance limitée à 3,5 %.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, semble optimiste.

En bonne voie.Selon le ministre, « le fonctionnement de l’économie de l’État encourage et incite les secteurs privés à produire ». Cette dynamique devrait se traduire par une croissance du produit intérieur brut (PIB) estimée à 6 % pour 2026, portée par des mesures visant à redresser l’économie et à renforcer la confiance entre l’État, le secteur privé et les bailleurs de fonds.

Cette confiance est jugée cruciale pour assurer la stabilité économique. 

« Il est essentiel de rétablir la confiance entre l’État et le secteur privé, car sans elle, il n’y a ni impôts ni financement », a expliqué le ministre. Dans ce contexte, le gouvernement a décidé de réduire les aides gratuites et les exonérations, et de se concentrer sur les indicateurs de performance afin de mieux mesurer la productivité et les résultats. « Nous voulons que chaque secteur démontre sa contribution réelle à la croissance et au développement »,  a-t-il ajouté.

Pour soutenir cette stratégie, un plan de développement économique est en préparation. Le ministre souligne que « lorsque l’économie fonctionne, la création d’emplois suit », et insiste sur le rôle clé du secteur privé.

Coopération

 Dans ce cadre, un Fonds national de développement industriel (FNDI) sera créé afin de financer les entreprises, grandes, moyennes et surtout petites, qui constituent la majorité du tissu économique malgache.

La coopération avec les partenaires internationaux est également encouragée. Lors d’une rencontre avec le président de la Banque africaine de développement (BAD), celui-ci s’est dit « prêt à soutenir le développement économique et attend les résultats des assises nationales ».

Les réformes menées ces derniers mois ont déjà commencé à produire des effets concrets. Une meilleure gouvernance, un renforcement de la lutte contre la corruption et la modernisation de l’administration fiscale et douanière ont permis d’augmenter les recettes publiques et de stabiliser le budget de l’État.

Parmi les secteurs porteurs, l’agriculture et le tourisme ont enregistré des progressions respectives de +1,5 %  et +4,2 % en 2025, tandis que l’industrie a reculé de 0,7 %. Le gouvernement mise désormais sur la performance et la productivité pour accélérer la croissance et générer de nouveaux emplois, répondant ainsi aux défis économiques et sociaux du pays.

Irina Tsimijaly

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