Reçu à l’Élysée, le colonel Randrianirina a échangé avec Emmanuel Macron sur le processus de refondation. Ce dernier a réaffirmé le soutien de la France aux vingt-quatre mois de transition arrêtés par les autorités malgaches.
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| Il s’agit de la première rencontre entre le colonel Randrianirina et Emmanuel Macron. |
C’est dit. La France accompagnera Madagascar tout au long des vingt-quatre mois du processus de Refondation. C’est ce qui ressort du communiqué conjoint, publié sur le site web de la présidence de la République française, rapportant la teneur de la rencontre entre le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, et son homologue français, Emmanuel Macron, hier après-midi, au palais de l’Élysée, à Paris.
À la lecture de la missive, la France confirme sa volonté d’accompagner le pouvoir durant les vingt-quatre mois de Transition, jusqu’à l’organisation d’élections libres et transparentes. Il y est rapporté que, saluant les premières avancées du processus de Refondation, notamment “la volonté affirmée des autorités malgaches de restaurer la confiance dans les institutions, remettre l’État au service du bien commun”, le président Macron “a réitéré le soutien de la France à la poursuite de ce processus en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre du calendrier établi [vingt-quatre mois]”.
Le locataire de l’Élysée a ainsi profité de ce tête-à-tête avec son homologue d’Iavoloha pour confirmer de vive voix la volonté de son administration “d’accompagner” cette nouvelle séquence politique à Madagascar. Cette volonté d’accompagnement du processus de la Refondation dans la Grande Île, Emmanuel Macron l’a, en effet, déjà affirmée à deux reprises. La première fois était durant son déplacement à l’île Maurice, en novembre.
Indiquant que le changement de vent politique à Madagascar a été parmi les sujets discutés entre lui et Navin Ramgoolam, Premier ministre mauricien, le président français a notamment déclaré : “la France accompagnera cette Transition avec une attitude d’ouverture, le soutien aux priorités malgaches (...)”. Il a confirmé cette déclaration, quelques jours après, durant un échange téléphonique avec le colonel Randrianirina.
“Emmanuel Macron a confirmé au dirigeant malgache que la France souhaitait accompagner et soutenir la transition en cours, conformément aux aspirations exprimées par le peuple malgache, en particulier la jeunesse”, ont rapporté les médias français sur ce qui a été dit durant cette conversation téléphonique.
Partenariat renouvelé
Par ailleurs, le délai de vingt-quatre mois pour boucler le processus de “Refondation de la République” est martelé par les tenants du pouvoir. Un processus qui devra démarrer concrètement par la concertation nationale, menant à une refonte de la Constitution, des lois électorales et de la liste électorale. L’aboutissement du processus devra ainsi être un référendum ou une élection constitutionnelle et des élections générales, particulièrement la présidentielle.
Durant une réunion avec le groupe de la Banque mondiale, hier, à Paris, le locataire d’Iavoloha s’est voulu rassurant sur le cheminement de la Transition. L’officier supérieur déclare alors que son administration “s’engage à stabiliser la situation nationale, à engager les réformes nécessaires et à restituer pleinement la souveraineté politique à travers des élections libres et transparentes dans un calendrier maîtrisé”.
Le colonel Randrianirina assure ainsi que la Feuille de route de la Refondation, qui devra être remise à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) avant le 28 février, est en cours de finalisation. Qu’il va signer ce document dès son retour au pays. “On va le remettre à la SADC avant le 28 février, donc ce vendredi, si je ne me trompe pas”, affirme-t-il, en ajoutant : “tout cela est pour illustrer notre volonté d’avancer le plus vite possible vers des élections libres et crédibles à Madagascar (...)”.
Il a également été question des relations bilatérales entre Madagascar et la France durant le face-à-face d’hier. “Dans un contexte international marqué par de nombreux défis, les deux Présidents réaffirment leur engagement pour un partenariat renouvelé, équilibré et résolument tourné vers l’avenir, fondé sur le respect mutuel et orienté vers des résultats concrets au bénéfice de leurs populations respectives”, indique le communiqué conjoint.
La missive conjointe précise cependant que “les deux Présidents ont agréé une série d’orientations qui fixeront le cap de la relation bilatérale entre la France et Madagascar jusqu’au délai de vingt-quatre mois fixé par les autorités malgaches comme échéance du processus de Refondation”. Ce cadre de partenariat “renouvelé et redynamisé” s’articule ainsi autour de “trois axes prioritaires”.
Le premier axe concerne “la consolidation de la relation politique”. Le second porte sur “le soutien de la France à la population et au développement économique de Madagascar dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés”. Le dernier axe prioritaire prévoit “la poursuite de la coopération de sécurité et de défense, dans le respect de la souveraineté des deux États”.
Garry Fabrice Ranaivoson

Nos deux pays sont condamnés à vivre en harmonie et respect mutuel . La France reste de loin le premier partenaire économique de Madagascar et le tourisme principal pourvoyeur de devises est composé essentiellement de Français . La Francophonie aide encore au rayonnement de jeunes Malgaches dans leur cursus académique . Et surtout il faut faire le distinguo entre le gouvernement Français avec la politique des majorités successives et le peuple Français . La France est le pilier de l'Europe et ce vieux continent résiste avec brio aux assauts guerriers de Trump . On ne devrait pas occulter en même temps ses 370 milliards d'ariary d'aides récentes de l'Eurpoe non remboursables et sans conditionnalités . Excusez du peu !
RépondreSupprimerOn aimerait bien que Macron chuchote à l'oreille de notre Colonel que Poutine a violé le droit international avec l'invasion militaire de l'Ukraine . Les 4 ans de guerre sont une défaite militaire , stratégique et diplomatique pour l'ancien du KGB .
La francophobie primaire n'est pas dans nos ADN . L'histoire appartient au passé et c'est une génération nouvelle qui aspire à coopérer avec un strict respect des souverainetés respectives dans un rapport gagnant-gagnant . Macron a déclaré et on le prend au mot que le temps de la Françafrique est révolu !