Ô joie et sincère !

Cette quinzaine de l’Open d’Australie avait offert une reconnaissance émouvante au quadragénaire Stan Wavrinka. Et l’AO se termine, presque, par une qualification, à laquelle on ne croyait quasiment plus, de Novak Djokovic, 38 ans, pour la finale.

Je viens de décréter que trente-huit ans au plus haut niveau du tennis professionnel soit l’équivalent de cinquante-cinq ans de la vie civile de tout le monde. À un âge vétéran, voilà Djoko qui repousse le curseur de la retraite un peu plus loin. 

Depuis sa défaite en finale du Wimbledon 2024, on pressentait que le «Grand Chelem» authentique, celui qui aligne les quatre sur une seule année, était définitivement compromis pour «Nole». Il lui restait à se rabattre sur les temps additionnels d’une 25ème (et probablement dernière) victoire en Grand Chelem. 

Contre Federer (27 à 23), contre Nadal (30 à 29), malgré les innombrables matchs d’anthologie, c’était hier, avant-hier, il y a un siècle, une éternité. L’ancien numéro Un mondial restait sur une série mitigée de quatre demi-finales de suite perdues en Grand Chelem. Pire, depuis deux ans, le «Djoker» avait pris la mauvaise habitude de perdre en trois sets au meilleur des cinq contre le duo Alcaraz-Sinner. 

Ce petit exploit, parce qu’à un âge déjà avancé, lui fera certainement du répit à l’ego. On doute que la performance, extrême, soit indéfiniment renouvelable. Supposons, quelle que soit l’issue finale, que son abnégation serve de référence et d’aiguillon à son adversaire du jour et sa génération. 

On l’a déjà fait : convoquer à témoin tous les superlatifs avant que l’ancien ne cède définitivement place à la jeunesse : homérique, dantesque, stratosphérique, himalayesque, djokovesque.  

Nasolo-Valiavo Andriamihaja 

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