ASSAINISSEMENT À ANTANANARIVO - Des commerces menacés de fermeture temporaire

Des points de vente risquent une fermeture temporaire.

La Commune urbaine d’Antananarivo lance une opération de recouvrement des redevances dans les marchés de la capitale. Des milliers de commerçants sont concernés, et des sanctions pourraient être appliquées en cas de non-paiement persistant.

Des points de vente sont menacés de fermeture temporaire dans les marchés de la capitale en raison du non-paiement des redevances. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a entamé une opération de recouvrement visant les locataires de box, pavillons et parcelles, dont plusieurs accumulent des arriérés depuis plus d’un an.

« Une opération de recouvrement des redevances de marché est actuellement menée afin de régulariser les recettes non perçues ou mal perçues. Au total, 4 778 locataires sont concernés, dont près de 3 000 n’ont pas payé leur loyer depuis une année », indique Tantely Ranoelijaona, deuxième adjoint au maire chargé des infrastructures et des techniques, lors d’une interview accordée jeudi.

Cette situation pénalise les commerçants qui s’acquittent régulièrement de leurs obligations. « Alors que les recettes à percevoir s’élèvent à 1,4 milliard d’ariary, seulement 159 millions d’ariary ont été encaissés jusqu’ici », poursuit-il.

L’opération, lancée mercredi pour une durée de huit jours, vise à informer et à sensibiliser les commerçants. Des notifications sont envoyées, des affiches placardées dans les marchés et des avertissements délivrés conformément à la loi. Les concernés sont invités à se présenter auprès de la régie dédiée pour régler leurs arriérés.

Le manque à gagner affecte directement les capacités d’investissement de la commune, notamment pour la réhabilitation des routes et d’autres projets. Un guichet est réservé au paiement, tandis qu’un autre est destiné aux négociations avec les commerçants en difficulté.

Après avoir respecté toutes les procédures légales, la CUA n’exclut pas des mesures coercitives. Parmi celles-ci figurent la fermeture temporaire des points de vente et, en cas de non-conformité persistante, la fermeture définitive des commerces concernés.

Des vendeurs s’inquiètent de la situation.

« Nous comprenons que la commune ait besoin de recettes, mais la situation est difficile pour beaucoup de commerçants », confie un vendeur du marché d’Analakely.

« Les ventes ne sont pas toujours bonnes et certains ont accumulé des dettes sans le vouloir. Nous espérons qu’il y aura des négociations et des facilités de paiement avant d’en arriver à la fermeture des commerces. »

Mialisoa Ida

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne