Une adolescente de 13 ans a été foudroyée à Manakambahiny le jour du Nouvel An. Le quartier vit la stupeur d’un drame sans précédent.
![]() |
| L’émotion reste vive dans le quartier d’Ankerakely Manakambahiny. |
Le 1er janvier, alors que le soleil brillait sans nuages au-dessus d’Ankerakely Manakambahiny, dans le 2e arrondissement, une jeune fille de 13 ans a perdu la vie dans des circonstances aussi brutales qu’inattendues. Envoyée par sa mère pour aller chercher son petit frère qui se baignait dehors, elle a été foudroyée en plein jour, sous un ciel sec, sans pluie ni menace apparente.
La foudre serait entrée dans leur maison avant de suivre l’adolescente à sa sortie. L’explosion a été si soudaine et violente qu’elle n’a laissé aucune chance à la victime, morte sur le coup, sans même pouvoir être transportée à l’hôpital. Son corps portait des traces de brûlures et ses vêtements étaient déchirés. Le drame s’est produit à une centaine de mètres de la maison des beaux-parents d’un témoin, présent sur les lieux au moment des faits.
Envoyée
« Je n’ai pas vu directement la scène. J’étais chez mes beaux-parents. Une autre maison a vu la foudre tomber, mais nous ne savions pas qu’elle avait frappé quelqu’un », raconte-t-il. L’éclair, d’une intensité exceptionnelle, a été suivi d’un bruit d’explosion qui a figé tout le voisinage. « Ce que nous avons vu, c’est à la fois un éclair très lumineux et une détonation extrêmement forte. L’appareil qui fonctionnait dehors s’est arrêté net », ajoute-t-il.
L’appareil en question, une enceinte ou un dispositif sonore, avait été placé dans la cour par son propriétaire. Il diffusait de la musique à fort volume juste avant l’impact. « Nous avons d’abord pensé que l’appareil était endommagé, car il s’est arrêté brusquement. Mais, quelques secondes plus tard, il s’est remis en marche », précise un autre témoin.
Ce qui trouble encore davantage les habitants, c’est le caractère inhabituel du phénomène. « Nous présumons que la foudre avait été envoyée. Le soleil brillait, le ciel était clair. Il n’y avait pas de pluie, juste un peu plus tôt une averse légère qui s’est vite arrêtée. Mais, au moment du drame, le temps était parfaitement sec », témoigne un voisin, encore sous le choc.
Dans le quartier, les interrogations se multiplient. Les hypothèses vont bon train, entre phénomènes naturels rares et croyances.
Gustave Mparany
