ANTSIRANANA - Les acteurs économiques définissent les priorités régionales

Les participants ont travaillé sur les difficultés  rencontrées dans la région.

À l’instar des cinq chefs-lieux de province, la capitale du Nord a accueilli, hier, les assises régionales dédiées à la relance économique. Cette rencontre stratégique, axée sur la dynamisation de l’économie régionale, a rassemblé l’ensemble des acteurs des régions DIANA et SAVA, appelées à jouer un rôle clé dans le développement économique du Grand Nord.

L’objectif de ces assises est de recueillir les propositions issues du terrain, d’identifier les maux et les difficultés auxquels font face les opérateurs économiques et de dégager des solutions concrètes adaptées aux réalités locales.

Selon les explications, conscient du contexte économique national et des défis actuels auxquels est confrontée l’économie malgache, le pouvoir actuel ne s’est pas limité à un simple exercice d’écoute. Il a tenu à aller à la rencontre directe des acteurs économiques locaux, à travers une délégation de haut niveau composée des représentants du ministère de l’Économie et des Finances, en collaboration avec le ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé et l’Economic Development Board of Madagascar. Ces assises bénéficient par ailleurs du soutien de la Banque mondiale, à travers le projet Pôle intégré de croissance, et de l’Union européenne.

Cet événement ambitionne ainsi de jeter les bases d’un nouveau partenariat public-privé, avec pour objectif de restaurer la confiance des investisseurs et de relancer l’investissement. Une dynamique qui devrait contribuer à rétablir la confiance économique, grâce à une vision partagée et à un cadre macroéconomique stable, condition indispensable à l’investissement et à la croissance.

« Ces assises visent également à recueillir les contributions des acteurs publics et privés au niveau territorial, à identifier les priorités économiques locales et à formuler des propositions concrètes adaptées aux réalités régionales, notamment dans les secteurs à fort potentiel de croissance », a affirmé le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics, Herilala Rahetlah.

Certes, l’objectif affiché est de mieux cerner les attentes et les préoccupations des opérateurs économiques face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés, mais les tenues successives d’assises similaires signifient qu’elles sont budgétivores, selon la remarque des participants. De leur côté, ces derniers ont travaillé en groupes afin d’identifier les six filières prioritaires pour les deux régions, dans le but d’éviter des choix stratégiques inadaptés.

Parmi les secteurs prioritaires figure le port d’Antsiranana, infrastructure clé pour le développement des échanges commerciaux. Les discussions ont également porté sur le tourisme, considéré comme un secteur à fort potentiel.

La filière vanille, pilier économique de la région Sava, a occupé une place centrale dans les débats, avec un accent particulier sur la transformation locale. La pêche et les ressources halieutiques, essentielles pour les zones côtières du Nord, ont été identifiées comme un axe prioritaire en matière de création d’emplois, de sécurité alimentaire et d’exportation…

Principales contraintes soulevées

Au cours de la séance de questions-réponses et des travaux de groupes, les participants ont exprimé sans détour leurs difficultés, les blocages rencontrés dans leurs activités entrepreneuriales ainsi que leurs fortes attentes en matière de réformes et d’accompagnement. Le coût élevé de l’énergie, combiné à son inaccessibilité persistante dans les zones rurales, constitue un obstacle majeur à la création d’entreprises, poussant de nombreux investisseurs à se tourner vers la capitale ou d’autres régions plus attractives.

Concernant les infrastructures portuaires, l’exploitation du port est largement perçue comme monopolisée par des entreprises à capitaux étrangers.

Raheriniaina

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