Entre le 1er juin et le 15 août, la Direction générale de la sécurité routière recense cent cinquante-et-un accidents dans la province d’Antananarivo. Ces accidents provoquent quatre-vingt-dix-neuf morts et quatre cent onze blessés. Le bilan montre la gravité de l’insécurité routière. Les taxis-brousse sont souvent impliqués et l’imprudence reste la cause principale.
Au-delà de ce constat, plusieurs faits marquent l’année. Le week-end pascal, un mort est enregistré et plus de cent trente blessés sont pris en charge. Le 27 juillet, un carambolage sur la rocade d’Ambohitrimanjaka tue un cycliste et blesse deux motards.
Le 4 août, un 4x4 chute dans un ravin sur la RN4, à Ankazobe. L’accident fait un mort et trois blessés. Le 17 août, un motocycliste est percuté à Ampanotokana et meurt sur le coup. En septembre, un taxi-brousse quitte la route sur la RN2, à Manjakandriana. Trois passagers meurent et seize autres sont blessés. Le même mois, un prêtre perd la vie sur une route secondaire menant à la RN7.
Les fêtes de Noël apportent aussi leur lot de drames. Soixante-dix-sept blessés sont admis au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Deux décès sont recensés dans la capitale et sa périphérie.
Ainsi, l’année 2025 confirme que la route reste meurtrière et que les bilans s’alourdissent dès que l’imprudence domine. Mais rien ne changera si tous les usagers ne prennent pas conscience de leur responsabilité face aux vies qui circulent chaque jour sur les routes.
Chauffeurs, motocyclistes, cyclistes, charretiers et piétons doivent comprendre que leur vigilance est une condition de survie. Sans cette prise de conscience collective, la route continuera de tuer par excès de vitesse, par négligence et par indiscipline.
Gustave Mparany