ATTEINTE À LA SÛRETÉ DE L’ÉTAT - Le général Ravalomanana convoqué à la gendarmerie

Le domicile de l’ancien président du Sénat a été quadrillé par des forces de l’ordre.

Le général Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat, fait l’objet d’une convocation émanant de la gendarmerie nationale dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’État. Il était attendu au camp Toby Richard Ratsimandrava, à Andrefan’Ambohijanahary, pour être entendu par les enquêteurs. La lettre de convocation, qui circule depuis mardi sur les réseaux sociaux, ferait suite à une plainte déposée le 23 décembre dernier.

Selon les informations disponibles, l’intéressé ne s’est toutefois pas présenté à l’enquête prévue mercredi. Dans la foulée, son domicile situé à Ambatovinaky aurait été quadrillé par des éléments des forces de l’ordre. Ces derniers auraient tenté de procéder à son arrestation, d’après une déclaration faite par le général Ravalomanana lui-même, officier retraité de la gendarmerie.

Dans cette déclaration, l’ancien président du Sénat affirme ne pas avoir été informé de manière claire des faits qui lui sont reprochés. Il dit attendre des explications, notamment sur l’identité du plaignant ainsi que sur l’existence d’éventuels témoins. Il a également fait part de son intention de répondre manu militari, dénonçant ce qu’il qualifie d’« abus ».

Tensions

Toujours selon ses propos, des tensions auraient eu lieu lorsque des éléments de la gendarmerie se seraient présentés à son domicile. Il affirme avoir sorti une arme, provoquant le repli des forces de l’ordre. Jusqu’à mercredi soir, des éléments sécuritaires seraient restés postés dans les environs de sa résidence, sans toutefois parvenir à procéder à son interpellation.

Cette affaire intervient dans un contexte particulier. Le général Richard Ravalomanana a récemment été aperçu sur une photo prise lors d’un événement religieux, largement relayée sur les réseaux sociaux. Une image qui a suscité de nombreuses réactions, l’ancien président du Sénat ayant été jusque-là considéré comme absent du territoire national depuis les événements du 14 octobre, ayant conduit à la chute du régime précédent. À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités judiciaires ou sécuritaires pour préciser les contours exacts de la procédure engagée.

Tsilaviny Randriamanga 

1 Commentaires

  1. Cet homme un vrai psychopathe qui défie l'état de droit ne doit pas être toléré dans une démocratie républicaine . C'est un officier supérieur loufoque , excentrique , farfelu et ...toxique . Sa responsabilité est claire pour les ordres de répression violente des manifestations de la Gen Z . On a encore en mémoire les exécutions sommaires et sauvages d'anciens militaires à Mandroseza . Ces interventions publiques reflètent un état d'esprit anormal .
    Les faits l' impliquant ne sont pas anecdotiques. Ils illustrent une dérive grave et récurrente à Madagascar : la tentation de certains hauts gradés de se placer au-dessus des institutions républicaines. Ancien président du Sénat, dont la nomination a été annulée par la Haute Cour constitutionnelle pour absences répétées aux sessions parlementaires, il conteste aujourd’hui l’autorité de l’État tout en se retranchant derrière son statut militaire. La convocation pour atteinte à la sûreté de l’État, suivie d’un épisode de tension armée face aux forces de l’ordre, envoie un message désastreux aux militaires et aux gendarmes. Lorsqu’un général défie ouvertement l’État, il fragilise toute la chaîne de commandement et instille une idée dangereuse : celle que la loi serait négociable selon le grade. Cette situation met en lumière une réalité longtemps occultée : la politisation exécrable d’une partie de la gendarmerie. Depuis des décennies, certains cadres supérieurs ont contribué à envenimer la vie politique nationale, transformant des institutions républicaines en instruments d’intérêts personnels, au détriment de la neutralité, de la discipline et de la confiance des citoyens. Madagascar doit rompre clairement avec l’impunité en uniforme. Être général n’est pas un permis de défiance. L’armée et la gendarmerie doivent obéir à la Constitution, non aux ambitions individuelles. Soit la loi s’applique à tous, soit l’État accepte d’être affaibli par ceux qui portent les armes. Il est grand temps de neutraliser ce général Baomba très spécial bras armé au même titre de la bestialité du tyran sanguinaire en fuite à Dubaï !

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