ÉDUCATION SEXUELLE - Les démonstrations de l’utilisation des contraceptifs interdites à l’école

les jeunes sont sexuellemment précoces

Des limites s’imposent à l’éducation sexuelle à l’école. Elle doit tenir compte du principe de l’abstinence que prône le ministère de l’Education nationale.

Contradictoire. Le ministère de l’Education nationale interdit les démonstrations véhiculant l’utilisation de matériel et/ou des méthodes contraceptives, y compris les préservatifs, dans l’enceinte des établissements scolaires, du Préscolaire au Terminale. Tel est le contenu d’une note circulaire du 7 novembre, signée par son secrétaire général, Théophil Rabenandrasana. 

« Les démonstrations de l’utilisation d’un préservatif en classe peuvent perturber les élèves. Puis, il y a des élèves plutôt en avance. Certains sont en classe de 3e à l’âge de 11 ans. C’est délicat de faire ces démonstrations devant eux », explique une source auprès de ce ministère, ce weekend. Cette note souligne, en outre, que toutes les activités à effectuer à l’école doivent être mises en œuvre dans le respect du principe du ministère, notamment, « l’abstinence », afin d’assurer la continuité des études pour les apprenants.

En contradiction

« Cette mesure est en contradiction avec la loi qui fixe les règles générales régissant la santé de la reproduction et la planification familiale (loi PF) », indique Eugène Andriamasy, responsable de plaidoyer auprès de Marie Stopes Madagascar. Selon cette loi, « Le droit à la santé de la reproduction et à la planification familiale est un droit fondamental. Aucun individu ne peut être privé de ce droit dont il bénéficie sans discrimination aucune fondée sur l’âge, (…). (…) Indépendamment de son âge, tout individu a droit à des services complets : information, éducation, communication, prise en charge, référence en matière de santé de la reproduction et de la planification familiale ». « Cette décision expose nos jeunes à des grossesses précoces, et au risque d’infection au VIH/Sida qui se propage à une vitesse grand V, actuellement. Ils ne savent pas comment se protéger, si on ne les informe pas. Sachant que nos jeunes sont sexuellement précoces », enchaine-t-il. L’âge médian au premier rapport sexuel serait de plus en plus précoce, il est à moins de 15 ans, alors que l’âge légal pour le mariage est de 18 ans, et les complications de la grossesse et de l’accouchement sont la deuxième cause de décès pour les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans, selon cette loi PF.

Cette décision surprend, en outre, des enseignants de la matière Sciences naturelles. « Les méthodes naturelles et les contraceptions chimiques pour la régulation des naissances sont inscrites dans le programme scolaire, dès la classe de 4e. Cette note veut-elle dire qu’on ne doit plus les enseigner en classe ? », s’interrogent des enseignants. Le ministère précise qu’il n’interdit pas les actions contraires au principe de l’abstinence, en dehors des établissements scolaires.

Miangaly Ralitera

1 Commentaires

  1. C'est quoi ce délire hypocrite de complotiste dans son obscurantisme malgré le double doctorat droit- Médecine soit- disant de cette ministre de l'éducation nationale ?. Elle va être certainement reconduite à son poste par Rainilainga pour service rendu avec les pressions électorales " manarapenitra " sur le personnel . On retrouve les mêmes idioties de la langue fourchue à la communication sur les vaccins anticovid accusés de risque de thromboses dans le but de favoriser le business de la supercherie CVO . L'église catholique a été pointé du doigt sévèrement sur l'expansion du SIDA en Afrique en refusant le préservatif et en incitant l'abstinence . Ce pays est mal barré avec le retour au pouvoir de ces fanatiques bornés et incompétents !

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