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| Rangers Fiatoaë, administrateur délégué du RNCFM. |
À commencer par l’axe Fianarantsoa Côte Est (FCE), paralysé par des problèmes techniques au niveau de la desserte. Rangers Fiatoaë, qui vient de prendre le poste d’administrateur délégué de la société d’État, estime que cette situation pénalise la circulation des biens et des personnes dans cette région. « Actuellement, le train n’arrive plus à Manakara, il s’arrête à soixante-dix kilomètres de la localité, alors que des personnes et des marchandises doivent être acheminées chaque semaine sur cette voie ferrée », a-t-il indiqué hier au ministère des Transports, lors de sa passation de documents. Cette situation contribue à enclaver davantage la région. Son impact économique est crucial : la FCE rythme directement la vie de plus de 200 000 personnes.
Elle permet d’évacuer et d’acheminer vers les grands marchés les produits phares de la région, et elle dessert des zones enclavées sans aucune autre voie de communication. Le RNCFM se fixe pour échéance la fin de l’année au plus tard pour rétablir la liaison entre Fenomby et Manakara et relancer la ligne. La société veut également gérer son patrimoine, victime de squattérisation dans certaines régions. Elle veut aussi relancer les investissements dans les chemins de fer, en développant de nouveaux projets et en acquérant de nouveaux matériels.
Opportunité économique
Les chemins de fer souffrent d’un sous-investissement chronique depuis trente ans, au point que le cas du RNCFM représente l’un des cas d’école les plus marquants de la dégradation des infrastructures publiques. Les fonds ont été dirigés par les décideurs et les bailleurs vers le réseau routier depuis la fin des années 1980, entraînant ainsi un manque de fonds pour entretenir et faire fonctionner, selon les standards, les propriétés de la société d’État. Maintenant, des capitaux commencent à être injectés dans le transport ferroviaire.
Début mai, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement massif de 200 millions de dollars pour le Projet de transport multimodal et de logistique (PTML).
« Le développement d’un pays passe aussi par ses voies ferrées. Alors qu’au fil des années, les investissements dans le réseau ferroviaire du pays se sont effrités, le basculement d’une plus grande partie du trafic terrestre vers les chemins de fer peut également constituer une opportunité économique », regrette Rangers Fiatoaë.
Actuellement, le réseau ferré compte environ 877 kilomètres de lignes. Sa part dans les transports terrestres est passée de colonne vertébrale à l’époque coloniale à une contribution estimée à moins de 5 % du trafic de marchandises (fret) national aujourd’hui, selon des données de l’Institut national de la statistique. Des études techniques menées par l’opérateur Madarail montrent aussi que le transport ferroviaire sur longue distance est jusqu’à 40 % moins coûteux que le réseau routier, déjà vétuste, de la Grande Île.
En attendant d’atteindre ses objectifs à court et à moyen termes, le RNCFM envisage aussi de ressusciter le projet de chemin de fer reliant Antananarivo à Toliara, en captant davantage d’investissements.
Itamara Otton

C''est très important, un pays a besoin des transports fiables, ponctuelle, et pas chers (si c'est possible): la dégradation du reseaux ferrioviaire n'était que possible à cause de l'electoralisme du regime Ratsiraka: pas payé des salaires, pas ne renouvellement du matériel, dégradation constante, sur des décades. J'espere qu'ils ne repeterons pas les erreurs du passé. Oui, ça fait mal, à un electeur qui habite dans le font du trou, de payer 20 ou 30% plus cher son billet, mais apres, qu'on il n'aura plus de trains, ç'est encore pire: plus d'échanges possibles, plus de l'argent à gagner , plus de la possibilité d'envoyer leur production d'ailleurs et de recevoir des intrants, plus rien....
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