Depuis une semaine, les habitants de Toamasina subissent quatre à cinq coupures d’électricité par jour, selon leurs témoignages.
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| Photo d’un groupe éléctrogène. |
L’approvisionnement en électricité est de nouveau fortement perturbé à Toamasina. Depuis une semaine, les habitants subissent, selon leurs témoignages, quatre à cinq coupures par jour. À l’origine de ces interruptions, la panne de plusieurs groupes électrogènes d’Enelec, principal fournisseur d’électricité de la ville.
Ces coupures désorganisent le quotidien de la population. « Nous avons besoin d’aide à Toamasina, car l’électricité ne cesse de se couper : le matin, l’après-midi et le soir », témoigne Eliot, un habitant. « Ce n’est plus une vie, c’est trop », ajoute-t-il.
Les petits commerces sont particulièrement touchés. Dans les salons de coiffure, les coupures surviennent parfois en pleine prestation. « Nos clientes ont les cheveux lavés quand le courant s’interrompt », déplore Eudoxine, une coiffeuse. Les pâtisseries, qui dépendent notamment de leurs fours et de leurs équipements de réfrigération, subissent également ces interruptions. « Cela perturbe énormément nos activités », résument des professionnelles du secteur.
Dans les foyers, les conséquences sont aussi matérielles. Les aliments conservés au réfrigérateur risquent de se détériorer, tandis que certains habitants signalent des dommages sur leurs appareils électriques. « La télévision a brûlé à cause de ces coupures répétées. C’est un vrai cauchemar », raconte Sidonie.
Dix groupes électrogènes annoncés
Les interruptions nocturnes sont particulièrement éprouvantes. Selon des habitants, le courant est parfois coupé vers 18 heures et ne revient que le lendemain matin. Dans les quartiers plongés dans le noir, le sentiment d’insécurité s’accentue.
Face à cette situation, certains usagers demandent une meilleure organisation des coupures. « Ne coupez pas la nuit, car il y a de l’insécurité », réclament certains habitants. D’autres privilégient le maintien de l’alimentation électrique pendant la journée, afin de pouvoir poursuivre leurs activités, et proposent de concentrer les coupures entre 4 heures et 8 heures, ou entre midi et 14 heures.
Dans un communiqué daté du 17 octobre, Enelec annonce le déploiement de dix groupes électrogènes mobiles afin de renforcer ses moyens de production. « Sept unités de 350 kVA sont déjà arrivées à Toamasina, avec le soutien des autorités. Une fois les dix groupes opérationnels, la capacité du réseau augmentera de 1,8 MW », affirme la direction.
La mise en service devrait commencer le mardi 20 octobre et se poursuivre progressivement. « L’ensemble du dispositif devrait être opérationnel début novembre, avec une réception provisoire des installations. La période d’urgence se poursuivra, elle, jusqu’à fin décembre 2026 », précise le communiqué.
Pour les habitants, ces perturbations ne sont pas nouvelles. Des coupures similaires avaient déjà touché la ville quelques semaines auparavant. Le président de la Refondation de la République de Madagascar avait alors sommé Enelec de rétablir l’approvisionnement, sous peine de sanctions. Les interruptions ont pourtant repris.
Reste à savoir si les moyens supplémentaires annoncés permettront de stabiliser durablement l’alimentation électrique. En attendant, les habitants continuent d’organiser leurs journées au gré des coupures.
Miangaly Ralitera

Comment font les commerces, l'industrie, ou des écoles? S'il y a des 4-5 coupures par jours dans les commerce d'alimentation, les produits congélé se décongelent. OK, une partie a des groupes de secours à l'essence, ou diesel, mais c'est bien plus chere, facilement le triple du prix que du courant éléctrique, et ils ne tient pas éternellement non plus....
RépondreSupprimerDonc, 3-fois décongelé, et apres vous etes étonné qu'il y a une "enième crise d'une intoxication alimentaire en masse" ???
Hey, ho, il y a un grave probleme sanitaire, partout sur Madagascar sans courant. Les entreprises, ils doivent s'arreter pour quelques heures temps, 3 fois la journée? Ca penalize tous, du simple "coiffeur" qui ne peut pas couper à la tendeuse, ou faire fonctionner son "sèche cheveux", juste à l'industrie qui s'arrete et leurs employées tournent leur pouces entretemps?
OK, une école je peut encore faire fonctionner sans courant électrique, mais pas le materiel didactique... un projecteur, un ordinateur, un vidéo à projeter (hey, oui, je reves, c'est pour la fac...)
En plus, le materiel s'abiment facilement: 3x par jour le courant revient, avec les baisses et hausses de tension, en plus.... parfois 270 Volts, un autre fois 180 volts, et zingués, c'est grillé....qui les remplace? Ceux qui manquent d'argent certainement pas..... C'est pas leur gouvernement toxique qui paye la note.
Mon "petit groupe electrogene", 4 temps, de 1000 Watt, consomme 5 litre par cycle de 5 heures, donc 10 litres d'essence par 10 heures, donc, faites le compte, combien ça coute de le faire tourner? Est ce que je branche les congelateurs dessus, ou pas, à la prochaine coupure? Est ce que je m'en fiche, si mes clients vont s'intoxiquer avec les produits, ou pas?
RépondreSupprimerHey, c'est trop cher, chez moi il n'y a quelques "generaly e koronely" qui font leur courses, laissons les crever d'une enième intoxication ou pas , ou est ce que je depenses 30.000 ariary par jour, pour qu'il sont en sécurité ? Le compte est vite fait.