CULTE À IAVOLOHA - Le colonel Randrianirina appelle à prier pour la nation

Le chef de l’État invite la population à intensifier ses prières pour le pays et à garder confiance en Dieu. Lors d’un culte à Iavoloha, hier, il a insisté sur la force de la foi face aux difficultés que traverse la nation.

Le colonel Randrianirina a présenté la prière comme une réponse à la situation qui prévaut.

Le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, appelle les citoyens à prier pour la nation. Lors d’un culte organisé à la chapelle du palais d’État d’Iavoloha, hier, il a décrit « une situation nationale préoccupante». Il a placé son intervention dans le contexte du premier anniversaire de sa prestation de serment, le 17 octobre. Le président de la Refondation est revenu sur les événements de septembre et octobre 2025, qu’il a présentés comme une période de lutte particulièrement éprouvante. Il a également évoqué des pratiques occultes visant, selon ses déclarations, « à provoquer la chute de son pouvoir ».

Selon le chef de l’État, « la lutte n’était pas que dans les rues. Elle était également spirituelle. Il y a ceux qui priaient pour le pays, tandis que d’autres ont eu recours à des praticiens traditionnels dans l’espoir de favoriser l’issue du mouvement ». Il affirme que certaines personnes ayant participé à ces pratiques y auraient de nouveau recours actuellement.

Il soutient que ces individus « ne sont pas loins », en précisant que « la plupart sont des personnes qui travaillent avec moi. Des personnes que je côtoie régulièrement ».

Sans citer de noms, le colonel Randrianirina ajoute que son discours, relayé sur les réseaux sociaux, permettrait aux personnes concernées de comprendre qu’il est au courant de leurs agissements présumés. Pour illustrer ses préoccupations, le président a évoqué plusieurs faits qu’il considère comme des signes des difficultés que traverserait à nouveau le pays. Revenant sur les cas d’enlèvements suivis de découvertes de corps sans vie, en juillet et août, dont certains auraient été liés à des rites sacrificiels, il avance : « puisqu’ils ne sont pas arrivés à leurs fins, ils tentent quelque chose d’autres ».

Un appel à la foi 

« Si vous remarquez bien, les accidents de circulation sont nombreux ces derniers jours. Plusieurs malgaches meurent dans ces accidents. De même pour les incendies qui se déclenchent dans une période courte », ajoute le chef de l’État. L’officier supérieur a également évoqué l’état de santé de plusieurs militaires chargés de sa sécurité.

Selon lui, certains sont tombés malades et quelques-uns se trouvent encore à l’hôpital. Il a indiqué leur avoir demandé de prier, estimant que les pratiques dirigées contre lui auraient des répercussions sur les personnes qui l’entourent plutôt que sur lui-même, en raison de la force de sa foi. Face à la situation qu’il décrit, le chef de l’État présente la prière comme une réponse essentielle.

« Si je me tiens debout ici, devant vous, aujourd’hui, c’est pour demander à la population de prier. Intensifions nos prières puisque le Diable ne nous laissera jamais en paix. (…) Prions pour le pays. Ayons une foi indéfectible en Dieu. Ayons confiance en lui pour guider notre nation », ajoute le colonel Randrianirina. Au-delà des accusations portées contre certains de ses collaborateurs, le président a dénoncé les conséquences collectives de ce qu’il considère comme des comportements motivés par l’intérêt personnel. Selon lui, « les rivalités et les ambitions d’une minorité finissent par faire peser leurs effets sur l’ensemble de la population malgache ».

En conclusion de son discours, Michaël Randrianirina a réaffirmé sa conviction que le devenir du pouvoir dépend, en dernier ressort, de la volonté divine. « Si Dieu veut que ce pouvoir tombe, il tombera, mais s’il ne le veut pas, il ne tombera pas, même si une armée entière de praticiens traditionnels est mobilisée », affirme-t-il.

L'Express de Madagascar

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