Les responsables du Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC) et la Météo de Madagascar continuent leur démarche autour de la prévention et de la préparation face aux catastrophes naturelles. Après Farafangana, Mahajanga a abrité un atelier consacré au renforcement des systèmes d’alerte, au restaurant Les Roches rouges, à la Corniche, mercredi dernier.
« Cette initiative s’inscrit dans les efforts de préparation et d’anticipation visant à réduire les impacts des catastrophes, dans un contexte de variabilité climatique et de risques liés à El Niño. Les échanges visent à définir les modalités permettant à chaque acteur de prendre les décisions appropriées et d’agir face aux alertes et aux situations de catastrophe », a déclaré le directeur général adjoint du BNGRC, John Heriniandry Razafimanbimby.
Les régions Boeny et Sofia, particulièrement vulnérables aux aléas naturels, étaient au centre de cet atelier. Les échanges étaient concentrés sur les principaux risques auxquels Boeny est exposé, leurs impacts possibles et les seuils d’alerte à retenir. Les données disponibles sur la vulnérabilité des populations étaient également examinées. L’objectif tangible était d’améliorer la diffusion des alertes jusqu’aux communautés locales.
Une attention particulière était accordée à l’inclusion des personnes en situation de handicap, qui ont participé aux travaux afin que leurs besoins soient pris en compte dans les dispositifs d’alerte.
« Nous sommes conscients et reconnaissants de votre mobilisation autour de cet enjeu qui concerne directement la sécurité de la population locale », a déclaré le représentant de la région Boeny, le directeur des affaires générales.
Chaque année, la région Boeny est confrontée à plusieurs aléas climatiques, notamment les inondations, les cyclones, les vents violents, les vagues de chaleur et la sécheresse. Cette dernière se fait déjà ressentir à Mahajanga, où une chaleur intense persiste depuis le mois de septembre. Les pluies se font toujours attendre, alors qu’elles devraient normalement commencer à tomber à cette période pour favoriser la maturation des premières mangues.
Vero Andrianarisoa