« Des liens solides se sont tissés entre les volontaires et le pays », a déclaré Roger Charles Evina, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), hier, à l’occasion de la cérémonie de fin de mission pour les volontaires Loharano II, qui s’est tenue à l’hôtel Carlton Anosy.
Treize jeunes Malgaches de 2e et 3e générations vivant à l’étranger ont terminé leur mission d’appui à des projets de développement répondant aux besoins identifiés par des structures d’accueil. Ces missions de volontariat ont permis de renforcer des programmes d’éducation et la capacité des enseignants dans les zones rurales sous-desservies, favorisant ainsi un meilleur accès à l’éducation. Dans le secteur agricole, les volontaires ont également introduit des techniques culturales améliorées afin d’aider les agriculteurs à diversifier leurs sources de revenus. Autre résultat : la sensibilisation des communautés à la protection des bassins versants et à la gestion durable des ressources naturelles. « Les résultats sont visibles. Ils se sont rapprochés des communautés. Les communautés ont aussi beaucoup appris des volontaires », souligne Roger Charles Evina.
Loharano répondrait à sa manière à une aspiration légitime des Malgaches au développement, qu’ils vivent dans le pays ou à l’étranger, selon le directeur général du partenariat au développement et de la diaspora, Tojonirina Ramarolahy, représentant la ministre des Affaires étrangères. Plus de 40 bénévoles ont touché plus de 20 000 personnes en 4 ans.
« La diaspora malgache constitue une richesse considérable pour le développement du pays, non seulement par les ressources qu’elle peut mobiliser, mais aussi par les compétences, les expériences et les idées qu’elle peut partager », indique le directeur adjoint de l’Agence française de développement à Madagascar, Alexandre Berthon-Dumurcier.
Miangaly Ralitera