NOUVEAU PROGRAMME SCOLAIRE - Les écoles privées demandent des précisions

Des établissements privés souhaitent disposer de précisions sur les programmes scolaires et les séries afin d’organiser les enseignements et d’accompagner l’orientation des élèves.

Des enseignants du privé remettent une lettre au Cisco d’Analakely  sur les changements des programmes scolaires.

Des enseignants issus d’établissements privés se sont rendus ce vendredi à la Cisco d’Analakely pour remettre une lettre présentant leurs interrogations sur les évolutions des programmes scolaires. Alors que les cours ont déjà commencé, ils souhaitent connaître les modalités d’application des mesures annoncées par les autorités éducatives.

Les questions concernent notamment les nouvelles séries et les anciennes, ainsi que les classes intermédiaires au sein des établissements relevant des dix directions nationales. Après l’annonce de nouvelles séries, le maintien de certaines dispositions de l’ancien système a également été évoqué. Les responsables d’écoles souhaitent savoir quelles orientations retenir pour la poursuite des enseignements.

Les établissements cherchent notamment à préciser les programmes applicables et les modalités de transition. Les enseignants demandent à disposer de documents officiels de référence pour préparer leurs cours et adapter leur organisation pédagogique.

Ces questions concernent également les parents d’élèves, dont certains ont déjà effectué des démarches pour l’orientation de leurs enfants. 

« Après l’annonce du changement de séries, nous avons inscrit notre enfant au baccalauréat français. Maintenant, la série D est de nouveau maintenue, mais nous ne pouvons plus revenir sur notre décision », témoigne anonymement un parent d’élève.

Temps d’adaptation

La question des programmes d’éducation (PE) figure aussi parmi les points soulevés. Selon les enseignants, différentes versions circulent sur WhatsApp et Facebook, tandis que certains documents sont proposés à la vente. Ils souhaitent identifier les versions officielles à utiliser afin de s’appuyer sur des contenus de référence communs.

Pour le père Alexis Rajaonarivo, directeur de la Direction diocésaine de l’éducation catholique (DIDEC), la mise en œuvre des changements nécessite un temps de préparation. Il estime qu’une formation de trois ou quatre jours ne suffit pas nécessairement à couvrir l’ensemble des nouvelles exigences. L’augmentation du nombre de matières demande également, selon lui, une adaptation des méthodes d’enseignement et une assimilation progressive des contenus par les élèves.

« Personne ne dit que ces changements sont mauvais. Il faut simplement les introduire progressivement et non brutalement », souligne-t-il. Il appelle ainsi à une mise en œuvre progressive, accompagnée de précisions sur l’orientation des élèves et les exigences propres à chaque cycle.

L’accès aux informations officielles et aux formations constitue également un enjeu pour les établissements éloignés de la capitale. La diffusion des documents de référence permettrait d’accompagner l’application des programmes dans les différentes régions.

Les établissements privés souhaitent désormais obtenir des précisions sur les séries, les contenus à enseigner et les modalités de transition. Ces éléments doivent leur permettre de poursuivre les cours et d’accompagner les élèves et leurs familles dans leurs choix d’orientation.

Fanilo Mampianintsoa

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