MÉCÉNAT - La solidarité industrielle améliore le quotidien des enfants

Le 19 octobre 2026, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) et l’artiste Joely ont remis les contributions de vingt-huit entreprises membres à MealEspoirs Madagascar, dans le quartier d’Anosibe, à Antananarivo. Baptisée «Toujours debout, unis avec les Malgaches pour nos enfants», cette initiative de responsabilité sociétale vise à améliorer les conditions de vie des enfants vulnérables, notamment à travers l’alimentation, l’éducation et la protection.

À Anosibe, la précarité familiale affecte directement les conditions de vie et d’apprentissage des enfants. Certains grandissent dans des logements exigus, tandis que d’autres sont confrontés à des violences ou doivent participer à des activités de récupération dans les décharges pour contribuer aux revenus familiaux.

Pour répondre à ces difficultés, MealEspoirs Madagascar développe un accompagnement qui dépasse la distribution alimentaire. « Il y a des enfants qui vivent à dix dans une cabane de cinq mètres carrés. Ce ne sont pas des conditions pour apprendre correctement », explique Cyrille Casalis, fondateur et président de l’organisation.

Active auprès des populations vulnérables, l’association intervient dans trois domaines essentiels : l’alimentation, l’éducation et la santé. Elle contribue à la scolarisation des enfants, prend en charge des fournitures scolaires et propose des activités pédagogiques. Elle dispose également d’un foyer destiné aux enfants en difficulté, notamment ceux exposés à des violences dans leur environnement familial ou dans leur quartier.

Cette prise en charge vise à offrir aux enfants un cadre plus sûr pour apprendre et grandir. 

« Redonner leur dignité aux enfants, c’est leur apprendre à se respecter, à respecter les autres et à les protéger. Chaque enfant a le droit d’avoir un avenir », souligne Cyrille Casalis.

L’objectif est également de leur permettre d’échapper aux activités de survie qui compromettent leur scolarité. « Je n’arrive pas à concevoir qu’un enfant puisse vivre toute sa vie dans une décharge, à ramasser du charbon ou des morceaux de métaux pour les vendre au kilo. Ce n’est pas l’avenir de Madagascar », insiste-t-il.

Lucia Rabarijaona 

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