RN4 - Le chantier prend du retard

La réhabilitation de la route nationale n° 4 (RN4), reliant Mahajanga à la capitale, retient l’attention des usagers depuis plusieurs mois. Le chantier a pris du retard pour diverses raisons, alors que les travaux devaient initialement s’achever à la fin du mois de décembre de l’année dernière.

Les travaux sont réalisés dans le cadre du Projet de développement durable du secteur routier (PDDR). Malgré les retards enregistrés, le calendrier actualisé prévoit toujours l’achèvement des gros œuvres à la fin du mois de novembre prochain, selon le directeur régional des travaux publics de Boeny, Peter Bien-Aimé Raherinirina.

« Les travaux de réfection de la RN4 sont achevés à 75%. Selon les responsables des entreprises chargées du chantier, le calendrier actualisé est maintenu. Les 25 % restants, correspondant à la finition des gros œuvres, notamment le bitumage de la chaussée, devraient être achevés à la fin du mois prochain. La réhabilitation de la Route nationale sera terminée à la fin de l’année, comme annoncé précédemment », a-t-il déclaré vendredi.

La finition des travaux, prévue avant la fin du mois de décembre, consiste à la pose des signalisations, telles que le traçage des lignes au sol ou marquage routier, ainsi qu’à la pose des panneaux de circulation.

Le dispositif d’évacuation des eaux pluviales, comprenant les fossés, les caniveaux et les buses, constitue un autre volet important du projet. Ces installations doivent limiter les infiltrations d’eau, responsables de la dégradation récurrente de la chaussée.

Sur le terrain, les techniciens s’attellent actuellement à la mise en place de la couche de fondation et à l’apport de matériaux granulaires sur une partie du tronçon de Berivotra, particulièrement dégradée.

« La prochaine étape consistera à poser une nouvelle couche de base, puis à appliquer une imprégnation de goudron ou une couche d’accrochage avant la mise en place de l’enrobé. Ces opérations visent à renforcer la solidité de la chaussée et à assurer une bonne adhérence entre la couche de base et la couche de roulement. Les mêmes travaux doivent également être réalisés dans la descente de Berivotra, entre Ambovondramanesy », a précisé Peter Bien-Aimé Raherinirina.

Les travaux sur le tronçon à partir du croisement d’Ambalakida et Berivotra ont connu un grand retard en raison de problèmes techniques, dont la pénurie de goudron.  Par ailleurs, les exigences de la Banque mondiale imposent l’utilisation de matériaux répondant aux normes en vigueur.

Vero Andrianarisoa

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