INSÉCURITÉ - Les travailleurs de nuit s’exposent à plusieurs risques

La nuit, rentrer du travail reste un parcours sous vigilance.

À Antananarivo, le travail ne s’arrête pas à la tombée de la nuit. Chauffeurs, employés d’entreprises, agents de sécurité et autres travailleurs poursuivent leurs activités jusqu’à des heures avancées. Pour eux, la difficulté ne se limite pas aux horaires. Le trajet du retour constitue aussi une source de préoccupation, notamment dans les zones peu fréquentées ou difficiles d’accès. Chaque nuit, des contrôles sont effectués par les forces de l’ordre sur certains axes. Les personnes qui circulent doivent notamment présenter leur carte d’identité. Pour les travailleurs qui terminent leur service après minuit, ces contrôles font partie du trajet quotidien. Ils doivent aussi rester vigilants jusqu’à leur arrivée à domicile.

Felanaina, travailleuse de nuit, termine son service vers 1 heure du matin. « Nous rentrons vers 1 heure du matin. Notre maison se trouve assez loin de la route principale et il faut encore traverser une ruelle pour y arriver. C’est pourquoi le chauffeur et l’aide-chauffeur nous accompagnent, avec les autres employés présents dans la voiture, jusqu’au portail », témoigne-t-elle. Le transport du personnel permet ainsi de réduire une partie des risques liés au retour. Toutefois, les véhicules ne peuvent pas toujours entrer dans les petites voies qui desservent les habitations. Certains employés doivent alors parcourir à pied les derniers mètres avant de rejoindre leur domicile.

Pour les chauffeurs, travailler la nuit signifie également composer avec les contrôles et la circulation dans des secteurs moins fréquentés. Rado, chauffeur, explique : « Nous travaillons surtout la nuit. Il y a des policiers qui nous contrôlent et demandent les cartes d’identité. Ils nous connaissent aussi comme chauffeurs qui transportent des travailleurs. »

Ces témoignages montrent que l’organisation du travail nocturne ne s’arrête pas au lieu de travail. Les conditions de retour restent un enjeu pour les salariés qui quittent leur poste à des heures où la circulation est réduite. Entre contrôles, accès difficiles et trajets à pied, la vigilance accompagne ainsi les travailleurs jusqu’à leur domicile.

Pour l’heure, aucune mesure particulière des autorités concernant la sécurité de ces travailleurs n’a encore été recueillie dans le cadre de ce sujet. Leur situation reste donc à suivre, notamment sur les dispositifs prévus pour sécuriser les déplacements nocturnes. La prudence reste donc de mise jusqu’au retour à leur domicile.

Fanilo Mampianintsoa

1 Commentaires

  1. La responsabilité pour assurer la sécurité des employés relèvent en premier lieu des employeurs surtout pour les travails nocturnes !

    RépondreSupprimer
Plus récente Plus ancienne