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| Jean Germain Andrianiaina, directeur général de l’Adema, lors de la remise des certificats aux 18 agents formés, le 30 octobre à Ivato. |
Relier les régions sans devoir passer par Antananarivo, accueillir davantage de vols et répondre aux exigences internationales de sécurité. Ces perspectives dépendent en grande partie de l’état des infrastructures aéroportuaires. À Madagascar, plusieurs plateformes nécessitent encore des travaux pour atteindre les normes requises. Ce vendredi 30 octobre 2026, à Ivato, la remise de certificats à dix-huit agents de l’Adema a permis d’aborder les défis liés à la modernisation du réseau, avec son directeur général, Jean Germain Andrianiaina.
L’Adema assure la gestion de cinquante-six aérodromes, dont dix grandes plateformes et quarante-six autres infrastructures. L’amélioration du réseau ne concerne pas uniquement les principaux aéroports. Les dessertes régionales représentent également un enjeu pour les populations et les activités économiques. À Farafangana, les conditions permettent désormais d’accueillir des vols réguliers. À Manakara, des améliorations ont été réalisées. Maroantsetra dispose d’une liaison prévue chaque lundi. Antalaha a également fait l’objet d’une inauguration en 2026.
Au-delà de ces dessertes, l’entreprise envisage de développer des vols transversaux pour relier directement les régions entre elles. Aujourd’hui, certains déplacements nécessitent encore un passage par la capitale, ce qui peut allonger les trajets. L’acquisition de petits avions figure parmi les pistes envisagées pour développer ces liaisons. La mise en place d’une base dans le Sud est également étudiée afin de faciliter la desserte de cette partie du pays. Encore faut-il disposer d’infrastructures adaptées et de moyens suffisants pour assurer la régularité des vols.
La mise aux normes internationales constitue un autre défi. Cinq aéroports ont déjà obtenu leur certification, tandis que Diego-Suarez poursuit les démarches nécessaires. Les aéroports de Toliara, Fort-Dauphin, Toamasina, Sainte-Marie et Mahajanga figurent également parmi les plateformes dont les infrastructures doivent encore être améliorées pour répondre aux exigences internationales.
Les travaux concernent notamment la sécurisation des périmètres, les équipements de lutte contre les incendies, les moyens de communication et les dispositifs de secours. La présence de clôtures pour empêcher les intrusions, de véhicules spécialisés et d’équipements adaptés fait partie des critères examinés. Un financement de 45 millions de dollars, avec l’appui de l’État et de la Banque mondiale, est prévu pour les aéroports de Fort-Dauphin, Toliara et Toamasina.
L’extension de la piste de Toliara figure parmi les projets importants du réseau. L’objectif est de permettre à cet aéroport d’accueillir des vols internationaux dans un délai d’un à deux ans. « L’objectif est de faciliter les déplacements entre les régions sans obliger les voyageurs à passer systématiquement par Antananarivo », selon le directeur général de l’Adema. L’allongement de la piste doit ainsi accompagner cette perspective. Toutefois, l’ouverture à ce type de trafic ne dépend pas uniquement de la longueur de la piste. Les autres installations doivent également répondre aux conditions techniques et sécuritaires exigées.
Fanilo Mampianintsoa
