Une femme recherchée dans le cadre d’une enquête pour des faits présumés d’escroquerie impliquant également son mari a été arrêtée hier matin à Ikianja Ambohimangakely. Selon la police, cette ancienne directrice se cachait dans un espace aménagé derrière une bibliothèque dotée d’une porte dissimulée. La fouille de la maison a permis de découvrir un cachet rouge, des plaques d’immatriculation et de nombreux documents relatifs à des véhicules. La suspecte a été conduite au commissariat central de Tsaralalàna pour la suite de l’enquête. Son mari et deux autres personnes avaient déjà été arrêtés dans le cadre de cette affaire. Selon les policiers, les deux époux sont en garde à vue et doivent être présentés à la justice lundi.
La police recherchait cette femme depuis plusieurs jours pour des faits présumés d’abus de biens d’autrui, d’abus de confiance, d’escroquerie, ainsi que de fabrication et d’utilisation de faux. Les enquêteurs soupçonnent les deux époux d’avoir agi de concert. L’homme avait été arrêté lors d’une précédente opération, au cours de laquelle son épouse avait pris la fuite.
Les policiers de la SUT de Tsaralalàna ont ensuite recueilli des renseignements permettant de localiser la suspecte à Ikianja Ambohimangakely. Munis d’un mandat de perquisition, ils sont intervenus hier, vers 7 heures, dans une maison du secteur. L’inspection des lieux a conduit à la découverte de la cachette. « L’arrestation n’a pas présenté de difficulté particulière », ont indiqué les policiers ayant participé à l’opération. Selon eux, la femme a déclaré qu’il s’agissait de sa maison. Aucun véhicule n’y a été découvert, mais des pièces détachées et des documents ont été retrouvés. « L’enquête se poursuit. Une nouvelle plainte a été enregistrée, portant leur nombre à neuf. Le propriétaire du véhicule qu’elle avait utilisé pour prendre la fuite récemment a également porté plainte », ont ajouté les enquêteurs.
Nantenaina Njanahary