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| La présentation des résultats de l’Enquête sur le Budget Ouvert 2025 s’est tenue ce 6 octobre. |
Les citoyens restent peu associés aux décisions concernant l’utilisation de l’argent public à Madagascar. Le score de participation du public au processus budgétaire est passé de 9 sur 100 en 2023 à 4 en 2025. Ce recul ressort de l’Enquête sur le budget ouvert (OBS) 2025, présentée le 6 octobre à Antananarivo. Réalisée par MSIS Tatao, cette enquête évalue l’accès aux informations budgétaires, les possibilités de participation citoyenne et le contrôle de l’utilisation des fonds publics.
L’accès à l’information s’améliore. Madagascar obtient un score de 44 sur 100 en 2025, contre 39 en 2023 et 27 en 2021. Plusieurs documents restent toutefois indisponibles, notamment le document préparatoire au budget, le rapport de fin d’année et le rapport d’audit correspondant.
Le principal problème demeure la faible place accordée aux citoyens. Avec un score de 4 sur 100, leur participation reste inférieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, qui s’établit à 16, et à la moyenne mondiale, de 17.
Compréhension
Les décisions budgétaires touchent pourtant directement la vie quotidienne. Elles déterminent les moyens consacrés à l’éducation, à la santé, aux infrastructures et aux services à la population. L’accès aux chiffres ne suffit donc pas : les citoyens doivent aussi pouvoir comprendre les choix budgétaires et exprimer leurs préoccupations.
Le contrôle du budget reste limité, avec un score de 30 sur 100 en 2025, contre 31 en 2023. L’enquête relève notamment l’absence de débats publics avec le Parlement avant l’adoption du budget.
Parmi les pistes proposées figurent la publication des documents dans les délais, un accès simplifié aux informations et une participation accrue des citoyens et de la société civile. L’enjeu est de permettre au public de mieux suivre l’utilisation des fonds de l’État. Des espaces d’information et de consultation doivent également être créés pour que les citoyens puissent donner leur avis sur les choix budgétaires et en suivre la mise en œuvre.
L'Express de Madagascar
