EXPOSITION - Madagascar préside le conseil international du cacao

Philippe Fontayne, président du Conseil international du cacao pour 2026-2027, et la ministre Haingotiana Andriamadison.

Madagascar veut profiter de sa nouvelle responsabilité au niveau international pour renforcer sa filière cacao. À l’occasion de la Journée mondiale du cacao, célébrée ce 1er octobre, le pays met en avant les perspectives ouvertes par son accession à la présidence du Conseil international du cacao pour l’année cacaoyère 2026-2027. Cette fonction est assurée par Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao, élu lors de la session tenue à Abidjan du 14 au 18 septembre 2026.

Pour le ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, cette reconnaissance intervient dans un contexte où Madagascar dispose de plusieurs filières agricoles à forte identité, notamment la vanille, le litchi et le cacao. « Madagascar possède plusieurs filières qui le distinguent, parmi lesquelles le cacao », souligne-t-il. Le cacao malgache se distingue notamment par son profil aromatique particulier, reconnu au niveau international.

Cette reconnaissance constitue un atout pour les producteurs et les opérateurs de la filière. Elle peut contribuer à renforcer la visibilité du cacao malgache auprès des acheteurs, des chocolatiers et des partenaires internationaux. L’objectif est également de mieux valoriser les terroirs et le savoir-faire des producteurs, tout en favorisant l’accès à de nouveaux partenariats techniques et financiers.

Stratégies

À Madagascar, le Conseil national du cacao constitue l’une des structures chargées de réfléchir à l’avenir de cette filière. Présidé par le ministère du Commerce et de la Consommation, il participe à la définition et à la mise en œuvre des stratégies destinées à améliorer la production et la commercialisation du cacao. « Cette structure définit, élabore et met en œuvre les stratégies pour améliorer la filière», explique le ministre.

Les enjeux concernent directement les conditions de vie des familles qui dépendent de cette activité. L’amélioration de la qualité, la modernisation de la production, la recherche, la traçabilité et l’adaptation aux changements climatiques figurent parmi les pistes de développement. La transformation locale représente également un levier pour créer davantage d’emplois et conserver une part plus importante de la valeur ajoutée à Madagascar.

La présidence du Conseil international du cacao offre ainsi au pays une place supplémentaire dans les échanges entre les États producteurs et consommateurs. Elle permet notamment à Madagascar de participer davantage aux discussions sur les marchés, les défis de la filière et les intérêts des producteurs.

Cette responsabilité ne garantit toutefois ni une hausse automatique des prix du cacao ni l’obtention immédiate de financements. Ses retombées dépendront des projets engagés, des partenariats noués et des actions mises en œuvre. Pour Madagascar, l’enjeu consiste désormais à transformer cette reconnaissance internationale en résultats concrets sur le terrain, notamment pour les producteurs, les coopératives et les entreprises de la filière.

Lucia Rabarijaona

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