Trois personnes ont été arrêtées à Antsirabe après la perquisition et la fermeture de quatre locaux de Delta Force. Des employés mobilisés réclament la reprise des activités.
| Antsirabe, la ville où se sont opérées les arrestations. |
L’affaire Delta Force connaît un premier rebondissement à Antsirabe, avec l’arrestation de trois personnes. Lundi 5 octobre 2026, les policiers chargés de la lutte contre la criminalité d’Anosy ont investi quatre locaux de cette entreprise de jeux en ligne, situés à Ambohimena, Andranomaimbo, près de la gare et à Tsarasaotra.
Les quatre sites ont fait l’objet de perquisitions avant d’être immédiatement fermés. Des téléphones, des ordinateurs ainsi que divers équipements ont été saisis. Dix personnes ont été interrogées. Trois d’entre elles ont ensuite été conduites à Antananarivo dans le cadre de l’enquête, en même temps que les dix ressortissants chinois arrêtés le même jour.
Aucune explication
Hier matin, des employés se sont rassemblés devant la gare d’Antsirabe, pancartes à la main, pour protester contre cette fermeture. De nombreux jeunes, affirmant avoir perdu leur emploi du jour au lendemain, réclament la réouverture de leur lieu de travail. Ils expliquent effectuer un travail en ligne, avec des objectifs à atteindre pour percevoir leur rémunération, au sein d’une entreprise détenue par des Malgaches. Avec les responsables de la société, ils assurent que l’activité de Delta Force n’a aucun lien avec les ressortissants chinois arrêtés et que les locaux disposent de tous les documents légaux.
Selon leurs dires, les employés de cette entreprise de « jeux en ligne » gagneraient entre 100 000 et 180 000 ariary par semaine, un revenu qui fait vivre de nombreuses familles. Ces jeunes demandent à l’État d’examiner attentivement le dossier et d’autoriser la reprise des activités. Jusqu’à hier, les autorités d’Anosy n’avaient communiqué aucune explication officielle sur les motifs et les suites de l’affaire.
Miora Aristodème