SPORTS HIPPIQUES - JUBILÉ 30 ANS - ASCEL/AHCEL sollicitent l’appui de l’État

Les responsables de l’ASCEL/AHCEL, lors de la conférence de presse à Andoharanofotsy.

À l’occasion de son 30e anniversaire, l’Association des éleveurs de chevaux et l’Autorité hippique (ASCEL/AHCEL) organisent, le 20 septembre 2026 à l’hippodrome de Mahazina, une journée placée sous le signe des courses, de la transmission et de la relance de la filière chevaline à Madagascar. L’organisation entend également mettre en avant trois décennies de collaboration avec ses partenaires, notamment le PMU France.

Depuis sa création en 1996, l’ASCEL/AHCEL a accompagné la structuration des courses et de l’élevage équin à Madagascar. Selon les chiffres communiqués lors de la conférence de presse, faite mercredi dans le siège de l’ASCEL/AHCEL à Andoharanofotsy, quatre cent cinquante-quatre réunions de courses ont été organisées ou accompagnées depuis cette date.

Manque de spécialiste

La journée anniversaire du 20 septembre débutera à 10 heures par l’ouverture des portes et le vernissage d’une exposition photographique retraçant les trente années d’activités. Les premières courses commenceront à 11 heures, avec notamment une épreuve réservée aux apprentis. Après l’allocution officielle et le cocktail d’honneur à 12h30, les compétitions reprendront à 14h30 avec plusieurs animations spéciales anniversaire, dont le Grand Prix Zazakely «30 ans PMU et ASCEL/AHCEL» et le Grand Prix 30 ans PMU-ASCEL/AHCEL-Bet261. La remise des prix est prévue à 17h30.

Au-delà des compétitions, l’ASCEL/AHCEL met l’accent sur le développement de l’élevage. L’organisation rappelle avoir importé à deux reprises des étalons depuis l’étranger afin d’améliorer la race et de limiter les risques de consanguinité. Trois étalons en provenance de France sont notamment évoqués dans cette politique d’amélioration génétique. L’objectif est de renforcer la qualité des chevaux malgaches et de redonner une véritable dynamique à l’élevage.

La filière reste toutefois confrontée à des difficultés, notamment en matière de soins vétérinaires. Sur ce point, Michelson Rakotoarisoa, le président de l’ASCEL/AHCEL, lance un appel à l’adresse de l’État : 

« Madagascar manque encore de spécialistes capables d’assurer le suivi médical des chevaux, alors que l’élevage équin fait vivre de nombreux acteurs. Ainsi, nous appelons l’intervention de l’État pour nous aider à pérenniser la filière à Madagascar. Nous souhaiterions une meilleure orientation de la formation et à une implication accrue du ministère de l’Élevage ».

Après les crises traversées par le pays, notamment la pandémie de Covid-19, l’organisation affirme avoir poursuivi ses efforts pour maintenir les courses et préserver la filière. Avec le soutien du PMU, partenaire historique depuis 1996, elle souhaite désormais consolider les acquis et inscrire les courses hippiques malgaches dans une nouvelle dynamique.

Donné Raherinjatovo

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