La photographe professionnelle Chouppiii développe désormais un second langage artistique avec Louaynah à travers l’écriture et l’édition indépendante.
Photographe professionnelle, Andoniaina Tahiry Herizo Koloina Andrianomanana, connue sous le nom de Chouppiii, élargit son univers à la littérature sous le nom de Louaynah. Ses premières œuvres sous cette identité sont sorties à partir du 12 juillet. « Je n’ai pas abandonné la photographie pour devenir autrice. L’écriture est devenue un deuxième langage », explique-t-elle.
Autrice-éditrice indépendante, elle publie et distribue notamment ses ouvrages via Amazon Kindle Direct Publishing (KDP), qu’elle considère comme une plateforme de publication et non comme une maison d’édition. Ses créations couvrent plusieurs genres et publics avec les univers « Vani’ala L’Âme de la Nature », « Myraina », « Tsinjo » et « Soalandy », ainsi que des séries consacrées à Madagascar comme « Les Contes de Madagascar », « Les Gardiens de la Grande Île » ou « Les Explorateurs de la Grande Île ».
La transmission familiale occupe également une place importante dans son travail avec des carnets consacrés notamment à l’histoire des parents, à la naissance et aux premières années de l’enfant. Madagascar constitue un fil conducteur de plusieurs de ses projets. Pour elle, la Grande Île représente un territoire d’histoires, de mémoire, de nature, de personnages et de transmission.
Dans son processus de création, elle utilise également l’intelligence artificielle comme outil d’accompagnement pour confronter des idées, développer des pistes, structurer ses projets ou effectuer des révisions. Elle l’intègre aussi à certaines étapes de création visuelle et a organisé différents assistants IA autour de l’écriture, de l’édition, du développement de jeux, de l’UX/UI, du développement web et de la coordination, au sein de son environnement baptisé « Louaynah Industries ».
À travers cette double démarche, Chouppiii poursuit ainsi un même objectif : raconter autrement, en faisant dialoguer l’image et les mots.
Cassie Ramiandrasoa