Les assises nationales de l’armée se sont achevées samedi. Le colonel Michaël Randrianirina a profité de l’occasion pour souligner que la population attend des résultats concrets dans la lutte contre l’insécurité.
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| Le chef de l’État lors de son discours, samedi. |
Des résultats. C’est ce qu’attend la population dans la lutte contre l’insécurité, a rappelé samedi le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, aux hauts responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS) réunis au Mining Business Center, à Ivato.
La rencontre marquait la clôture des assises de l’armée, ouvertes le 26 janvier. La Gendarmerie nationale et la Police nationale ont également tenu leurs assises. Les résolutions issues de celles de l’armée ont été remises au chef de l’État. Celui-ci a rappelé aux FDS que les réformes envisagées à l’issue de ces consultations n’auront de sens pour la population que si elles améliorent ses conditions de vie. La sécurité y tient une place importante, a-t-il souligné.
Il a estimé que l’engagement de réformes était une bonne chose, mais que leur concrétisation nécessitait de l’abnégation. « Néanmoins, la population attend de grands changements dans le domaine de la sécurité. Ce qui relève entièrement de la responsabilité des Forces de défense et de sécurité », a déclaré le colonel Randrianirina. Il a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de traduire les résolutions présentées samedi en actes, « pour l’instauration d’une sécurité durable pour la population ».
« Maintenant que les assises se sont déroulées sans encombre, la population aspire maintenant à une sécurité durable », a-t-il poursuivi. « Vous avez analysé la situation. Vous avez décortiqué les problèmes de fond. Vous avez débattu des solutions. Vous avez réfléchi aux réformes pour avoir des Forces armées professionnelles, efficientes, à même de défendre la souveraineté nationale et être le dernier rempart de la nation. Maintenant, il faut les appliquer et obtenir des résultats », a-t-il ajouté.
Proximité avec la population
Outre les coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en eau, l’insécurité demeure l’un des problèmes auxquels l’État doit faire face. En milieu rural comme en ville, les vols à main armée, les braquages, les vols de bovidés et les enlèvements d’enfants albinos suscitent l’inquiétude. Les enlèvements en zone urbaine, qui semblent connaître une accalmie depuis quelque temps, ont également marqué les esprits. Ces faits ont alimenté la peur et donné lieu à des actes de vindicte populaire.
Certains méfaits sont commis en plein jour. La présence de caméras de surveillance dans plusieurs grandes villes ne semble pas toujours dissuader leurs auteurs. « Le retour à la normale de la vie de la population est une priorité pour l’État. La sécurité en fait partie », a affirmé le chef de l’État.
Pour lui, la lutte contre l’insécurité touche aussi à la stabilité politique. Samedi, il a rappelé des propos tenus lors de l’ouverture des assises de l’armée, en janvier : « Je vous ai fait part du fait que la stabilité de la Refondation repose sur une sécurité durable. »
Le colonel Randrianirina a également insisté sur la proximité des FDS avec la population. Cette question renvoie notamment à l’exemplarité de leurs membres. Les abus, la corruption et les comportements inappropriés de certains éléments des FDS entament en effet la confiance de la population et creusent la distance avec elle.
Garry Fabrice Ranaivoson
