Le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique officialisent la suppression des séries traditionnelles. Cette décision s’applique à l’examen du baccalauréat à partir de cette année scolaire.
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| Des candidats à l’examen du baccalauréat. |
C’est acté. Les séries traditionnelles A, C et D du baccalauréat sont supprimées. Les candidats ne pourront plus s’y inscrire. « Les candidats devront choisir une seule série parmi les filières Littéraire (L), Scientifique (S) et Organisation, Société et Économie (OSE), à compter des inscriptions au baccalauréat 2027 », a déclaré le directeur général de l’Enseignement supérieur, le professeur Angelo Raherinirina.
Cette annonce a été faite hier à Fiadanana, lors d’une conférence de presse conjointe des deux ministères sur l’application du nouveau programme d’enseignement et les réajustements apportés à l’examen. Cette mesure visera à optimiser l’organisation des épreuves et à en alléger la conception. Jusqu’ici, les concepteurs devaient élaborer sept sujets distincts.
Cette réforme s’inscrit dans la continuité du nouveau programme d’études, expérimenté depuis 2020. « Les essais menés sur le terrain ont donné des résultats concluants. Fort de ce succès, le déploiement de ce nouveau programme s’effectue désormais de manière progressive», indique Yves Martin Razafimandranto, directeur général de la Pédagogie auprès du ministère de l’Éducation. L’ancien programme, élaboré en 1996, ne serait plus en adéquation avec les réalités actuelles.
Préparation
« Face aux progrès de la science et aux mutations du monde, les programmes d’études se devaient d’évoluer, car l’ancien système ne répondait plus aux besoins de la société. Il ne permettait plus aux jeunes d’innover, de créer des emplois ni de bâtir leur avenir. La nouvelle orientation vise ainsi à former des citoyens créatifs, autonomes et capables de vivre dignement grâce à leurs diplômes, tout en inculquant des valeurs de citoyenneté, de civisme, de patriotisme et de cohésion sociale », poursuit ce responsable.
Les inscriptions au baccalauréat débuteront en janvier. « Ce qui laisse à chacun un temps de préparation suffisant », souligne le professeur Angelo Raherinirina. Durant cette période de transition, des mesures d’accompagnement seront mises en place. « Les élèves ayant suivi la classe de Première dans les anciennes séries (A1, A2, C, D) seront pris en compte afin qu’aucun candidat ne soit pénalisé », assure-t-il.
Les établissements scolaires privés, de leur côté, réitèrent leur opposition à la mise en œuvre de cette réforme dès cette année.
« Notre planification annuelle est déjà finalisée. Nous maintenons l’ancien programme», explique le père Jules Ranaivoson, directeur national des Écoles catholiques. Pour autant, les acteurs de l’enseignement privé ne rejettent pas totalement cette mesure. « Elle devrait être déployée progressivement : la classe de Seconde cette année, la Première l’année prochaine, puis la Terminale. Par ailleurs, des ajustements devraient être apportés au nouveau programme entre-temps », préconise-t-il.
Miangaly Ralitera
