CONCERT - Nono reste inoxydable

Nono retrouve ses fans  pour un concert placé sous le signe de la nostalgie.

Pour son retour sur scène après près de dix ans d’absence, Nono a retrouvé hier, au CCESCA Antanimena, un public conquis.

La voix de Nono n’a visiblement rien perdu de sa force. Pour ses retrouvailles avec le public, l’artiste a offert un concert marqué par la nostalgie, la proximité et une forte complicité avec les spectateurs. La salle du CCESCA Antanimena affichait complet, témoignant de l’attente suscitée par ce retour après plusieurs années d’absence.

Pour l’occasion, Nono était accompagné d’un groupe composé de Mathieu à la guitare solo, Rado au clavier, Clark au clavier doux, Josia à la basse et Baliaka à la batterie. Nono a lui-même assuré les parties au saxophone.

Il a ouvert le concert avec « Tamberina », avant d’enchaîner plusieurs de ses titres phares, notamment « Mitomany », « Ny alaheloko anao » et « Miaka-midina ». Dans une ambiance empreinte de mélancolie, l’artiste a interprété ses chansons avec cette manière particulière de raconter des histoires et des anecdotes à travers la musique. 

« Mes chansons s’inspirent de ce que je ressens et de ce que j’observe dans la vie quotidienne », a-t-il expliqué.

Voyage

La complicité avec le public s’est rapidement installée. Lorsque Nono a interprété « Ilay Lasa aho », les spectateurs ont demandé à l’entendre une nouvelle fois. L’artiste a alors repris le morceau avec eux, laissant la salle chanter à ses côtés. Le public, visiblement conquis, a continué à réclamer d’autres chansons. Face à cet enthousiasme, Nono a proposé aux spectateurs de choisir trois titres à reprendre. Leur premier choix s’est porté sur « Mandondona », suivi de « Mitomany », puis de « Divaorsa ».

Pour les spectateurs présents au CCESCA, ce concert a surtout été un voyage dans les souvenirs. « J’ai découvert ses chansons alors que j’étais encore à l’école primaire, en écoutant ses cassettes », confie un fan. La forte présence des « tontons et tantines » dans la salle illustre ainsi le lien particulier entre Nono et une génération qui a grandi avec ses chansons.

Le concert s’est poursuivi avec plusieurs titres appréciés du public, dont « Bedy foana » et « Ankizy milalao zao », proposé dans une version rock. Très proche des spectateurs, l’artiste a entretenu une véritable interaction avec la salle, qui a repris plusieurs de ses chansons en chœur.

Nono, de son vrai nom Roland Rakotondrainibe, a commencé à composer vers 1972. Parmi les chansons qui ont marqué son parcours figurent notamment « Mitomany », l’une de ses premières œuvres, ainsi que « Alaheloko anao » et « Lasa aho ». Ses compositions puisent dans les émotions, les expériences humaines, la vie quotidienne et la religion, avec une place particulière accordée à la sincérité.

Cassie Ramiandrasoa 

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne