Soupçonné d’avoir volé un rondin, un collégien âgé de 15 ans a été mortellement roué de coups hier, dans le quartier d’Est Mahazoarivo. Une enquête a été ouverte.
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| La sœur et l’oncle de la victime confient leur récit. |
Depuis le pont d’Ankadindratombo, un chemin pavé traverse le marché du quartier, longe le bureau du fokontany d’Est Mahazoarivo et mène jusqu’à la maison d’Andry Rakotonirina. Ce collégien de 15 ans, élève de quatrième dans un établissement privé et connu des riverains, est mort hier.
Dans la cour familiale, des dizaines de proches se sont rassemblés pour partager le deuil en début d’après-midi. À l’intérieur de la maison, le corps du garçon repose sur une table recouverte d’un drap, vêtu de blanc.
Sa sœur aînée, Emma Rakotonirina, raconte avec émotion les circonstances des faits : « Nous sommes trois enfants dans la famille et il était le cadet. À l’aube, il est sorti courir avec deux camarades. Ils ont trouvé des rondins dans la cour d’une maison en chantier et en ont pris un pour servir de traverse à un but de football improvisé. »
Elle poursuit : « Les gardiens les ont surpris. Ses amis ont réussi à s’échapper, mais lui est tombé et a été rattrapé. Ses poursuivants l’ont frappé avec le rondin qu’il voulait emporter. »
Emmené par la police
Gravement blessé, Andry a été abandonné dans une ruelle près de la maison d’un membre du comité de sécurité locale. Alertée, sa famille l’a conduit au Centre de santé de base, puis en urgence à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, où son décès a été constaté. Sa dépouille, sans blessures apparentes, a ensuite été ramenée chez lui.
Les auteurs présumés demeurent introuvables. La maison qu’ils surveillaient était vide. Dans la cour, plusieurs rondins s’entassent derrière une clôture hérissée de clous. Le propriétaire a été emmené par la police.
« J’entraîne les enfants du quartier au football. Je connaissais très bien cet adolescent depuis qu’il était petit. C’était un bon garçon. Même s’il avait pris ce bois, ce n’est pas ainsi qu’on règle les choses. Pourquoi lui ôter la vie ? », s’indigne Fils Randriatsiresy. L’oncle de la victime, Jean Luc Randrianarisoa, partage le même avis. Une enquête policière a été ouverte.
Ginnah Claudia Ralison, témoin, affirme : « J’ai entendu des appels au secours vers 3 heures du matin. Les chiens aboyaient. Nous n’avons pas osé intervenir. Personne n’est sorti. »
Gustave Mparany
