RANOMAFANA - Une femme médecin retrouvée morte dans la chute d’Andriamamovoka

Le corps du docteur Hortensia Mandrosovoatra Avotriniaina, âgée de 27 ans, a été retrouvé dans la chute d’Andriamamovoka, à Ranomafana. La gendarmerie a diligenté une enquête.

Dr Hortensia Mandrosovoatra Avotriniaina lors de la cérémonie du serment d’Hippocrate à Fianarantsoa.

Drame. Le docteur Hortensia Mandrosovoatra Avotriniaina est partie dans la fleur de l’âge. Cette jeune médecin de 27 ans a été retrouvée morte, hier, dans les eaux de la chute d’Andriamamovoka, à Ranomafana, dans le district d’Ifanadiana.

Après avoir été remontée à la surface, la dépouille a été déposée dans la grande salle communale, en attendant son transfert vers Fianarantsoa.

Les derniers jours de la jeune femme retracent un parcours précis. Elle avait rendu visite à son frère à Ihosy, puis était retournée à Fianarantsoa pour préparer des documents à l’université d’Andrainjato. Peu après, elle s’est rendue à Ranomafana.

Un dernier appel aurait été passé à son frère avant qu’elle ne cesse de donner des signes de vie. Ses affaires personnelles, notamment son sac et son téléphone, ont été retrouvées intactes sur les lieux, ce qui écarte l’hypothèse d’un vol.

Stage à Antananarivo

Les premières constatations ont relevé une tuméfaction au niveau du front, probablement causée par un choc contre une pierre dans l’eau. L’enquête privilégierait la thèse d’un suicide, selon des renseignements officieux, mais une autopsie devra confirmer les causes exactes du décès. La gendarmerie a diligenté une enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Tout juste diplômée, elle venait de soutenir sa thèse et travaillait comme interne à l’hôpital Manarapenitra de Fianarantsoa, d’après les explications de ses collègues. Elle projetait de poursuivre son stage à Antananarivo. Ses proches évoquent une période difficile sur le plan psychologique, liée à des problèmes sentimentaux, mais pensaient que la situation s’était apaisée.

Lors de la diffusion de l’avis de disparition, sa famille avait précisé qu’elle portait un pull rose, un pantalon noir et des sandales jaunes de marque Chloé, avec une pince dorée dans les cheveux. Ces détails, répétés comme un appel angoissé, avaient été communiqués pour mobiliser la population et espérer un signe de vie. La confirmation de son décès met fin à cette attente et plonge sa famille, ses collègues et toute la communauté médicale dans une immense douleur, alors qu’elle venait à peine d’entamer sa carrière.

Gustave Mparany

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